
Serge en compagnie de James Taylor (photo prise par Kim Smedvig!!!)
Un beau
jour de Novembre 1998, Alain me téléphone pour me dire que James doit participer à un Concert-Hommage à l'occasion du centenaire de George Gershwin qui aura lieu le 17 décembre prochain au Théâtre des Champs-Elysées avec l'Orchestre de Radio France.
OUPS
!!!! Ni une ni deux. Le lendemain, j'avais ma précieuse
place en poche et j'étais bien décidé, cette fois-ci, à rencontrer notre homme face à face !

Comme il était prévu que le concert soit retransmis en direct sur France Musique,
le jour en question, tout était fin prêt à la maison: ma fille
Emilie allait rester aux commandes de la chaîne Hi-Fi pour
l'enregistrement, et je m'étais muni, pour ma part,
d'un appareil-photo jetable au cas ou tout marcherait comme je
l'avais prévu.
Posté à
18 h30 dans une petite ruelle devant l'entrée des artistes,
je ne pouvais pas rater l'arrivée de JT! J'étais
frigorifié et plutôt en avance (le concert était
prévu pour 20h30!) Mais comme on dit: le jeu en valait bien la chandelle!
A 19h15, Mister James Taylor arrivait,
accompagné de sa compagne Kim Smedvig (personne n'était au courant
de leur liaison à l'époque !) Tout ému, j'interpellai notre "Walking Man " qui vint vers moi avec nonchalance.
Prenant mon courage à deux mains, je lui demandai d'apposer sa signature
sur une photo de ma fille. JT s'exprima dans un français
plus que correct :
- "Ah !
C'est votre fille, elle joue de la guitare? c'est bien ! "
J'eus beaucoup de
mal à masquer mon émotion face à un James
tout "Smiling Face " et décontracté,
mais je proposai malgré tout à la " belle blonde
" à ses côtés de nous immortaliser tous les deux avec mon appareil jetable. Kim se plia de bonne grâce à
mon exigence et
a réalisé cette photo historique pour moi
(voir ci-dessus)
Après
moult remerciements, je les abandonnai pour pénétrer
dans le hall du Théâtre me réchauffer
un peu - ou plutôt, pour me refroidir les idées tant
l'émotion avait été grande. J'étais
encore sur mon nuage lorsqu'on nous fit entrer dans l'enceinte
de ce lieu mythique dans lequel j'avais vu il y a bien longtemps
les Pink Floyd et les Who ( 1969 !! Mais que du
bonheur aussi).
Sur un écran
géant, Bill Clinton himself nous fit un bref discours
pour présenter la soirée!
L'orchestre, sous la direction du grand Seiji Osawa entama
la soirée avec un "Américain à Paris" bientôt suivi d'un medley de "Porgy
& Bess". Quelle maîtrise, quelle technique
!
Après un entracte
d'une quinzaine de minutes, James a fait son entrée en
costume sombre et nud papillon. Il s'est dirigé vers
le micro et a lancé :
" Depuis
que je suis ici en France, je suis devenu un homme silencieux,
timide de parole
Mais je peux vous dire que je vais interpréter
quelques morceaux de George Gershwin
"

Accompagné du trio de jazz français Prysm - composé de Christophe Wallemme à la contrebasse, de Benjamin Hénocq à la batterie et Pierre de Bethmann au piano., il nous a interprété
trois merveilles à savoir :
Our Love is Here
To Stay
Fascinatin' Rythmn
They can't Take That Away From Me
Exceptionnel ! Inoubliable
!
C'est dans ces moments que l'on se rend vraiment compte de l'étendue
des capacités vocales de JT!
Dixit James.
C'est " Rhapsodie
in Blue " qui clôtura cette soirée grandiose,
et je sortais de celle-ci teintée d'un étrange sentiment
de contentement, de fierté et de fascination pour la musique
de cet autodidacte qu'était George Gershwin!
Pendant le voyage de
retour, je priais pour qu'Emilie ait bien assuré l'enregistrement
du concert !...
Ce fut le cas. Et dès mon retour, je me refaisais l'intégral
du concert .
Serge -The Prez
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