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Coins des musicos


Manière de jouer et de chanter du Taylor

 

David Lasley raconte l'enregistrement d'October Road

Traduction par Sam Légitimus avec l'aimable autorisation de David Lasley - voir son site très sympa : www.davidlasley.com

Où cette année a-t-elle filé? Nous voici déjà au mois d'août. Los Angeles en été. ville chaude, Summer In The City, à travers à peu près tous Les Etats-Unis. Trop chaud. Il faisait beaucoup plus frais ici en février dernier, lorsque nous avons enregistré les chœurs pour October Road, le nouveau CD de James Taylor, qui vient juste de paraître.


En fait, je me rappelle quel temps agréable nous avons eu pour la session, qui était supposée durer trois jours, mais qui, en fait, fut réduite à deux. le planning n'a pas arrêté d'être modifié et il a bien fallu plusieurs douzaine d'appels téléphoniques entre les choristes et le coordonnateur de production pour réussir à confirmer la première date.
J'ai eu beaucoup de mal à dormir les quelques nuits qui précédèrent la première session. J'ai beau chanter avec James depuis 1977, il n'est pas inhabituel pour moi de me sentir nerveux en studio avec lui. Le nombre d'artistes pour lesquels j'ai prêté ma voix au cours des années doit se compter en centaines d'unité - mais chanter pour James n'est pas comme chanter pour "Joe Shmo." Le fait de le connaître depuis toutes ces années, d'avoir passé tout ce temps avec lui sur la route, d'avoir partagé avec lui tout un tas d'anecdotes n'arrange rien à la nervosité que je ressens lorsque j'enregistre avec lui. Cela ne me détend pas plus. Ça aurait plutôt tendance à me rendre plus nerveux ; tout ça parce que je me soucie constamment d'être le chanteur idéal pour la chanson. J'ai le soucis de faire de mon mieux, de réaliser ce qu'il espère de ma part, bien qu'il ne s'exprime jamais à ce propos.
Je me suis réveillé assez tôt le jour de la première session, un mercredi. J'ai pénétré dans le parking de studio d'enregistrement un peu avant 11h00, en même temps que Kate (Markowitz). Arnold (McCuller) est arrivé un peu après. Tandis que je sortais de ma voiture et que je me dirigeais vers le bâtiment, des flash-backs me revinrent à l'esprit des nombreuses fois où je suis venu travailler ici pour quantité de chanteurs, dont Luther Vandross, Barbra Streisand, Jennifer Warnes, Donna Summer et plusieurs, plusieurs autres. J'ai même enregistré dans ces locaux les morceaux de mon propre album RAINDANCE en 1984.

Nous attendaient à l'intérieur : Russ Titelman - le producteur - deux ingénieurs, le coordonnateur de production et James, qui semblait heureux et en parfaite santé. Dès que nous nous sommes aperçu l'un l'autre, il m'a salué et m'a lancé comme une blague : "J'espère que tu es en bonne forme vocale, David. Tu vas devoir assurer les parties aigues sur ce disque." Kate et moi nous sommes regardés et sommes partis dans un éclat de rire. Mais il s'est avéré que ce n'était pas une blague.

Que je vous explique : Au tout début, lorsque j'ai commencé à chanter avec James, en 1977, il n'y avait qu'Arnold et moi comme choriste. Pour la plupart des chœurs, Arnold assumait les notes basse de l'harmonie, je chantais les aigues (avec ma voix de falsetto) et James chantait les médiums. Exemple : Sur l'album Dad Loves His Work, pour les morceaux sur lesquels Arnold et moi devions assurer les choeurs - Hard Times , London Town , Only For Me , I Will Follow et Stand And Fight - on peut parfaitement distinguer la voix basse d'Arnold et ma voix aigue, surtout sur Hard Times.
Au cours des 12 dernières années, le nombre de choristes a augmenté et les harmonies se sont enrichies du support vocale de Kate et Valérie (Carter). Lorsque nous chantons avec James en tournée, nous essayons de chanter dans notre registre le plus confortable, c'est-à-dire dans celui où dans lequel notre voix se sent le mieux. En ce qui me concerne, j'utilise généralement mon falsetto plutôt que ma voix de poitrine et je chante les notes mediums, plutôt que les basses, les filles se partageant les notes aigues et Arnold conservant les notes basses. Dans une chanson comme That's Why I'm Here, par exemple, je chante les mediums de l'harmonie celle qui se trouvent entre les voix des filles et celle d'Arnold, car c'est la position la plus confortable pour ma voix.

Bien entendu, ce modèle varie. Sur Not Fade Away, Val et moi nous partageons les notes aigues, et Kate et Arnold se partagent de la même façon les notes basses. Un autre morceau qui présente une variation dans le rôle je m'attribue d'habitude est Shed a Little Light, sur lequel j'utilise surtout de ma voix de poitrine, mais également mon falsetto, alternant d'une voix à l'autre. (J'adore chanter cette chanson, mais il me faut vraiment être en bonne forme vocale, à cause de l'alternance de la voix haute et la voix basse. J'apprécie particulièrement lorsque James décide de placer ce morceau vers le milieu ou vers la fin du concert, car ainsi, au moment de l'interpréter, ma voix a eu le temps de se chauffer.)
Quoiqu'il en soit, même lorsque nous suivons le modèle habituel - Arnold dans les basses, David dans les mediums et Kate/Val dans les aigues", il nous arrive de permuter. C'est ce que je trouve si intéressant avec notre quatuor - nous sommes tous capables (grâce à notre maîtrise des gammes) de chanter indifféremment les notes d'harmonies aigues, mediums ou basses, ce qui très peu commun, surtout dans un mélange de voix masculines et féminines. Il y a des groupes de choeurs où les hommes chantent comme des hommes - basse - et les femmes chantent comme des femmes - aigue. Mais Arnold, Kate, Val et moi pouvons chacun chanter dans un très large éventail - nous possédons toutes les notes. Ce qui permet un permutation de nos rôles habituels lorsqu'une variation sonne mieux.

Donc, lorsqu'au début de la session, James a mentionné le chant en aigue, je pense que c'est ce qu'il avait en tête. Il avait dans l'idée de changer les rôles habituels que nous avions joués pendant ces 12 dernières années. Cela lui donnerait ainsi la possibilité de superposer les harmonies du nouvel album d'une manière un peu différente cette fois et de tester plus souvent nos capacités respectives sur des notes différentes. Autrement dit, Arnold chanterait comme d'habitude les basses à un certain endroit mais, dans un autre, il devrait assurer les aigues. James a aussi tenté d'autres choses, comme nous faire chanter à tous la même note aigue, la même note medium et la même note basse, comme sur la fin de September Grass. Et il m'a fallu utiliser à la fois mon falsetto et ma voix de poitrine comme sur Belfast à Boston et On The 4th of July . Il semblait que la session allait être assez différente de toutes celles que nous avions faites jusqu'à présent avec lui.

L'humeur dans le studio était enjouée, mais teintée d'une certaine anxiété à l'idée de la tâche qui nous attendait et, comme il s'avéra, il nous fallut travailler très dur et très rapidement. À cette étape de l'enregistrement, ils avaient déjà achevé d'enregistrer dans l'Est les morceaux et les voix lead, et étaient venus ici, à Los Angeles, pour ajouter des choeurs et des parties supplémentaires de guitare, de clavier et de percussion.
Pendant les répétitions pour la tournée 2001, nous avions pu écouter certains morceaux à l'état brut :On The Fourth of July, Raised Up Family,Whenever You're Ready, Caroline I See You et Carry Me On My Way, et nous avons appris les harmonies de toutes sauf celles de Caroline I See You . Néanmoins, jusqu'à cette session, ce furent les seules chansons du prochain album que nous connaissions.
Avant que nous ne commencions à travailler sur les choeurs, Russ, James et les ingénieurs ont tenu à terminer un doublage piano sur Mean Old Man. Tandis qu'ils écoutaient la bande, je me rappelle avoir pensé, "quelle superbe, superbe chanson!" Et m'être demandé quand James avait bien pu trouver le temps de l'écrire.

Nous sommes tous entrés dans la cabine de contrôle pour écouter notre première chanson du jour, Raised Up Family que nous avions chanté live pendant toute la tournée. Cependant, lorsqu'ils nous ont joué le morceau enregistrée, il différait légèrement de l'arrangement live, et donc la plupart de nos harmonies de tournée ne convenaient pas. Nous avons écouté attentivement - et plusieurs fois - le morceau qui contenait et la musique et la voix de James. James nous a appris les nouvelles parties vocales en chantant sur la bande et après quelques tours, Kate, Arnold et moi l'avons rejoint avec nos parties respectives.

Une fois que nous avons appris l'harmonie, nous sommes entrés tous les trois dans le studio, tandis que James et Russ sont restés dans la cabine de contrôle. Au lieu d'utiliser les trois micros prévus, nous avons décidé de chanter dans un unique micro afin que nos voix puissent mieux se mêler. Si je me rappelle bien, Kate se tenait au milieu, avec Arnold à sa gauche et moi à sa droite, ma place préféré, allez savoir pourquoi. Pendant la session, nous avons de temps en temps permuté nos positions, surtout lorsque nous répétions certains passages, et afin d'obtenir un mélange différent de nos voix.
Certains pensent que les choristes se contente simplement de chanter tout au long d'un morceau, du début à la fin. Mais un enregistrement ne se déroule pas de cette façon. Nous sectionnons le morceau en phrases et nous enregistrons une phrase à la fois, à peu près dans l'ordre ou elles apparaissent dans la chanson. Par exemple, sur Raised Up Family, nous avons travaillé pendant un temps uniquement sur la phrase "Thinkin' 'bout my cousin." James nous l'a fait enregistrer une fois dans nos harmonies respectives et ensuite nous l'avons doublé, ce qui signifie que nous avons de nouveau enregistré les mêmes voix afin qu' il puisse "les empiler", c'est à dire, réunir les deux pistes à trois voix pour obtenir un son plus dense. Tandis que nous chantions, il était agréable - comme ça l'est toujours - d'observer le sourire de James à travers la vitre de la cabine de contrôle, ou son signe de tête approbateur lorsqu' il aime ce qu'il est en train d'entendre.
Ensuite ce fut Whenever You're Ready, une chanson que nous avons chantée au début de la tournée, mais que James a retiré, probablement à cause de la longueur du concert. Nous n'avons donc jamais eu la chance, pendant la tournée, de mettre au point nos harmonies vocales sur ce morceau, mais à la session, tout s'est mis en place. James et Russ semblait vraiment heureux de la manière dont les chœurs sont sortis sur cette chanson.

La chanson suivante, On the 4th of July nous était plus familière, car nous l'avions chanté pendant toute la tournée, bien qu'encore une fois, certaines des parties que nous avions mise au point pour le concert ne collaient plus vraiment avec l'arrangement pour le disque. En concert, nous étions quatre choristes et peu importe la puissance de nos voix en concert, nous étions juste quatre voix. Mais sur un enregistrement, peu importe le nombre de chanteurs, les voix peuvent être multipliées en empilant les pistes. Ainsi, dans ce cas, nos trois voix pourraient devenir six voix, neuf voix, ou plus.
Nous avons essayé beaucoup de choses différentes, comme l'harmonie à trois voix (Kate chantant les aigues, moi les mediums et Arnold les basses) et la même combinaison doublé pour un son plus dense. Nous avons aussi essayé une version avec nous trois chantant les aigues sur une piste, les mediums sur une deuxième, et les basses sur une troisième, et ensuite la fusion des trois pour aboutir à un choeur de trois parties de voix. Cela leur permettait également de choisir entre une piste de Kate/Arnold/David sur la même note et une autre piste avec Kate/Arnold/David dans notre harmonie à trois voix. Ça offrait plus d'un son choral et la capacité de trier et choisir l'épaisseur de son ils souhaitaient pour la texture vocale - un peu moins pour plus d'intimité, et vice versa.
Nous avons terminé de travailler aux environs de minuit. J'étais vraiment épuisé, et je suis donc rentré directement à la maison pour récupérer le plus possible avant l'appel de midi, le jour suivant.

Le matin, nous avons commencé par "September Grass", chanson écrite par John Sheldon, que nous avions interprété à de nombreuses reprises, au cours des années, au moment des répétition de tournées. Mais je n'avais jamais encore entendu le morceau dans ce nouvel arrangement magnifique. J'aime vraiment les harmonies que nous avons réussi à faire dessus.
Ensuite James m'a complètement soufflé lorsqu'il a joué "My Traveling Star" qui, je pense, est la chanson que je préfère de celles qu'il a écrites depuis peu. James chantait déjà les harmonies avec lui-même sur la bande . Ces harmonies étaient complexe, aussi, plutôt que repasser et repasser la bande jusqu'à ce que nous soyons en mesure de les déchiffrer, il a sorti sa guitare et nous a joués les parties une à une.
Nous avons commencé à enregistrer et lorsque le premier chœur a été achevé, on nous ont fait prendre une pause-dîner. Après bien des discussions et l'écoute des harmonies de James avec lui-même, ils a finalement été décidé que pour le moment, le morceau resterait fidèle aux harmonies que James avait déjà chanté. J'ai pensé que ça donnait au morceau un feeling plus intime, comme ceux que Russ avait produit pour James il y a quelques années sur " Gorilla " et " In The Pocket ". C'est très beau et j'aime beaucoup ce morceau. J'étais heureux que nous soyons arrivés à en apprendre les harmonies. Et bien que nous ne les chantions pas sur l'album, je pense que que celles-ci sonnent très bien.

A un certain moment, durant la pause-dîner, j'ai montré à Russ trois CD que j'avais apporté à la session. C'étaient des compilations de groupes féminins sorties en Grande-Bretagne, qui contenaient beaucoup de chansons que Russ avait écrites, y compris "I Never Dreamed" par les Cookies. Il a semblé joliment surexcité et a dit, "Ces disques sont géniaux. Je connaissais deux des trois , mais pas le troisième." Nous avons demandé à James si nous pouvions prendre une minute pour écouter "I Never Dreamed" et James a dit : "Sûr !". Nous avons donc tous écouté. Je suis alors parti, comme d'habitude, sur une de mes tangentes de chœurs féminins et j'ai commencé à chanter chaque face "B" connu par l'homme. C'était plus fort que moi, désolé!! Nous sommes toujours à Hollywood, après tout, le foyer de Phil Spector.

Lorsque j'ai remis les CD du groupe de filles dans mon sac, j'ai aperçu mon CD Back To Blue-Eyed Soul que j'avais apporté pour James. J'avais essayé de lui en offrir une copie pendant toute la tournée, mais n'avais jamais trouvé le bon moment. Cet instant, cependant, semblait parfait, puisque que nous venions tout juste de parler de ces chansons d'il y a longtemps, qui ont beaucoup inspirées l'album Back To Blue-Eyed Soul, une rétrospective de ma carrière. Quand je lui ai donné le CD, il a regardé les photos dans le livret de CD et a ri sous cape à certaines de celle qui étaient retro.
En attendant, on nous a informé que nous allions ensuite chanter sur "Belfast to Boston." Après avoir fini de m'étrangler avec mon potage de poulet, j'ai cru qu'ils plaisantaient, parce que James joue ce morceau depuis 1998 et il le chante toujours seul. Mais ils étaient sérieux. J'étais familier avec la chanson, mais n'en avais pas vraiment étudié le phrasé. Ils ont passé la bande et il y avait déjà un choeur qui chantait avec James sur l'enregistrement. J'étais choqué d'entendre combien le phrasé était complexe, et j'ai dû écrire les paroles et les casser ligne par ligne pour les exprimer correctement. C'était très difficile, mais ça a finalement payé. Quand j'entends la version définitive aujourd'hui, les choeurs rappellent des gens assis dans un pub et qui chantent. Ça ne ressemble pas à des choristes de studio et je pense que c'est ce qu'ils recherchaient.

À ce moment-là, après avoir terminé "Belfast", il était très tard et j'avais la sensation d'avoir chanté toute la journée - ce qui était le cas. Nous avons pris une légère pause et avant que je m'en rende compte, Arnold était parti et Kate était sur le départ. James m'a dit, " David, ne t'en va pas. Je voudrais te jouer ce truc et je voudrais que tu mettes une petite partie d'harmonie là-dessus." Ce " truc " s'est avérée être "October Road" qu'à ce moment-là je n' imaginais pas qu'il deviendrait le morceau-titre de l'album.

Nous sommes entrés dans la cabine de contrôle et j'ai écouté la chanson. James avait déjà ajouté ses propres chœurs sur l'enregistrement, que j'aimais beaucoup, et il voulait que j'y ajoute une harmonie plus aigue. Tandis que je notais les mots et marquais les emplacements où j'interviendrais, j'ai compris combien j'étais fatigué et combien il était difficile de se concentrer et je suis redevenu vraiment nerveux. Je me rappelle avoir souhaité que l'on soit en début de la journée pour que je sois plus frais pour cette chanson, mais je me suis également rendu compte que j'étais aussi chauffé vocalement que je pouvais l'être parce que j'avais chanté pendant des heures.
Tandis que James et Russ demeuraient dans la cabine de contrôle avec les ingénieurs de son, je suis allé tout seul à l'intérieur du studio et me suis tenu devant le micro. James voulait une harmonie à voix unique avec une sorte d'inspiration"folklorique", j'ai donc utilisé une sorte de son pincé au niveau de la partie nasale de ma voix. Puisque je venais d'entendre la chanson pour la première fois, les complexités de l'harmonie étaient un défi, en particulier dans la section qui suit "Let the sun run down behind the hill, I know how to stand there still, Till the moon rise up behind the pine O' Lord." A la fin de ma prestation, je n'étais sûr de la qualité de mon travail. J'ai demandé à James s'il voulait que je rechante ma partie lors de la session de choeurs de la semaine suivante, mais il a dit, "Non, c'est excellent."
J'ai dit la bonne nuit et suis parti tandis qu'ils travaillaient toujours sur d'autres parties de l'album. Tandis que je roulais vers la maison, je me rendais compte que, malgré l'assurance de James, je doutais encore de mon harmonie sur "October Road". Puisque nous entrions à nouveau en studio, le mardi suivant pour ajouter des choeurs sur " Carry Me My Way," je décidais d'offrir de re-chanter "October Road" à ce moment-là.

Le soir suivant, vendredi, c'était la session de cordes et certains d'entre nous avaient été invités à venir faire un saut dans le studio. Cela se passait dans le Studio B des disques Capitol, un lieu mythique dans lequel Sinatra et Nat King Cole - et, probablement même, les Beatles - avaient enregistré. Quand je suis arrivé là, Il était environ 23h30. Il y avait environ 14 musiciens, peut-être plus, avec l'arrangeur Dave Grusin, qui dirigeait mais je suis arrivé trop tard pour les entendre et ils étaient tous en train d'empaqueter. Mon chronométrage était, cependant, parfait pour entendre ce qu'ils venaient de jouer. Je suis entré dans le salle de contrôle et j'ai murmuré un "salut" à chacun - le coordonnateur de production, Russ, James et quelques autres - et j'ai écouté le play -back à l'état brut de " Mean Old Man " , " Caroline I See You " et " My Traveling Star " J'ai pensé que c'était vraiment jolie, vraiment luxuriant.
Puisque que James était vraiment occupé, j'ai décidé de filer. Je voulais lui parler de la possibilité de refaire mon harmonie sur " October Road ", mais, bien sûr, le moment était mal choisi. Ça pourrait attendre jusqu'à mardi.
Or, à ma grande déception, la session de mardi fut annulée lorsqu'ils décidèrent, qu'après tout, ils n'allaient pas ajouter nos voix sur " Carry Me ". Quand j'ai découvert la nouvelle, lundi soir, je me suis rendu compte que je ferais mieux d'aller au studio immédiatement pour dire au moins au revoir à James, et, certainement, lui demander si je pouvais ajouter quoi que ce soit à la chanson "October Road."

Il était de nouveau très tard lorsque j'arrivai là-bas - et croyez-moi, je ne suis pas d'habitude le genre "oiseau de nuit." Michel Landau faisait un doublage de guitare sur ce qui s'avéra être "Baby Buffalo." A la fin de sa prestation - qui s'avéra également être la fin de la séance - j'ai demandé à James, "Tu crois que mon harmonie sur ' October Road' est valable? Je suis juste un peu inquiet à ce propos." Il a répondu, "Non, c'est excellent," comme il l'avait déjà fait lorsque je lui avais posé la même question pendant la session originale. Il a ajouté, "je l'aime beaucoup. Écoute, nous allons te jouer le morceau" Les ingénieurs ont arrêté ce qu'ils étaient en train de faire et ils ont mis la bande tandis que James réglait les niveaux. A l'écoute du morceau, j'ai compris ce qu'il avait en tête et me suis rendu compte que ça sonnait agréable.
Je suis vraiment heureux d'avoir eu l'opportunité de chanter sur "October Road" avec James. Bien que mon chant d'harmonie ajoute simplement un peu de couleur, de feeling ou d'attitude à la chanson (plutôt qu'elle ne constitue une grande, grande partie de chant), le morceau s'est avéré être un de mes favoris sur l'album.
Quoiqu'il en soit, j'ai fais mes adieux et suis parti, me sentant mieux à propos de tout et pressé d'écouter le CD dans sa version finale, ce qui n'allait pas - je le savais - se produire avant des mois.

Cependant, avant qu'October Road ne sorte, j'ai de nouveau chanter avec James au mois de mai, aux Récompenses annuelles ASCAP de Musique Pop où il a reçu la Récompense spéciale des Fondateurs. Kate, Arnold et moi avons interprété deux chansons pendant le programme, "I Was a Fool to Care" avec Shawn Colvin et "Something In The Way She Moves" avec James.
C'était amusant. Mais la soirée a été plus mémorable pour mon infortune de vêtements que pour quoi que ce soit d'autres. Je portais un costume tuxedo italien long, noir et à fermeture éclair, sur une chemise blanche brillante. Juste avant que nous n'interprétions " Something " avec James, la fermeture éclair s'est cassée. J'ai réussi tant bien que mal à la remonter jusqu'au col qui commençait à environ trois pouces au-dessus de l'ourlet. C'était assez terrible, mais tandis que nous chantions, comme je me déplaçais, la fermeture éclair de la veste a commencée à s'ouvrir lentement et bizarrement, toute seule. Chaque fois que je reprenais mon haleine, elle descendait d'un autre demi-pouce. Au moment où la chanson s'est achevée, elle était descendue quasiment jusqu'en bas. La seule chose qui l'a empêché de se déchirer et d'aller frapper le globe oculaire de quiconque - et qui m'a sauvé d'une complète mortification - était qu'elle s'est arrêté juste au-dessus de la place près de l'ourlet où elle s'était coincée en premier lieu. Something in the Way IT Moves, en effet! Je ne vous parlerai même pas du globe de miel qui est resté coincé dans ma gorge.
En sortant, je me suis heurté à Ben, le fils de James . C'était bon de le voir. Nous avons parlé un peu parler de son prochain album, mais il en ignorait, à ce moment-là, la date de sortie.

Un peu plus de deux mois après, au début du mois d'août, j'ai finalement mis la main sur une copie d'October Road. Il était intéressant d'entendre les mixage et les choeurs qu'ils avaient choisis. Je ne suis pas sûr des combinaisons de voix qu'ils ont utilisé pour certaines sections, mais il est amusant de jouer un petit jeu - le jeu du choriste "Nommez le Chanteur" - alors que je me demande, "quelle est la partie que je chante, ici ? Y a-t-il une partie de moi ? Y en a-t-il deux? Est -ce moi, ou est-ce Kate ? Ou Arnold ?
La copie d'avance que j'avais reçue ne contenait que le disque lui-même et ce n'est que le mardi 13 août que je suis entré au magasin de disques Amoeba et j'ai acquis l'Édition Limitée actuelle un double CD avec cette superbe photo de James sur la couverture. C'est le meilleur packaging de CD que j'ai vu depuis longtemps par n'importe quel artiste. Encore un album de James Taylor à ajouter à ma collection. En commençant avec " Flag ", j'ai chanté depuis sur chaque disque de JT - " Dad Loves His Work ", " That's Why I'm Here ", " Never Die Young ", " New Moon Shine ", " Live ", " Hourglass ", et maintenant, " October Road ". Et, sûr que j'aurais souhaité être dans les parages pour chanter sur " Gorilla ".
Voyez-vous, en plus d'être le choriste de James, je suis également un de ses grand fan. Je dois dire qu'il est vraiment difficile de choisir mon album préféré de lui - mais " October Road " en est très proche.


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