Sortie le 6 Décembre 1977 sur Asylum Records (6E 113)
(RIAA Certifié disque d'or le 28/12/77 et disque de platine le 25/08/78)
(RIAA Certifié Multi-Platine le 12/12/97. 5 Millions de copies vendues!)
(RIAA Certifié Multi-Platine le 06/09/01.7 Millions de copies vendues)


Kootch jouant de sa Moonstone Electric pendant la tournée "Runnin 'on Empty" 77

  1. Running On Empty (Jackson BROWNE)

  2. The Road (Danny O'KEEFE)

  3. Rosie (Jackson BROWNE & Donald MILLER)

  4. You Love The Thunder (Jackson BROWNE)

  5. Cocaïne (Rev. Gary DAVIS) additional lyrics by Jackson BROWNE & Glenn FREY

  6. Shaky Town (Danny KORTCHMAR)

  7. Love Needs A Heart (Lowell GEORGE, Valerie CARTER & Jackson BROWNE)

  8. Nothing But Time (Jackson BROWNE & Howard BURKE)

  9. The Load Out (Jackson BROWNE & Bryan GAROFALO)

  10. Stay (Maurice WILLIAMS)

 

  • Producer : Jackson BROWNE

  • Guitars : Jackson BROWNE, David LINDLEY, Danny KORTCHMAR

  • Drums : Russel KUNKEL

  • Bass : Leland SKLAR

  • Piano : Jackson BROWNE

  • Keyboards : Craig DOERGE

  • Background vocals : Doug HAYWOOD & Rosemary BUTLER

Jackson BROWNE est un poète. Fait acquis depuis le jour où il décida de rompre avec la responsabilité tranquille du NITTY GRITTY DIRT BAND - seul groupe US ayant donné des concerts en URSS. - pour aller accompagner la troublante NICO. Et, depuis son 1er album, il manifeste toujours plus clairement sa volonté d'assumer une marginalité jugée désuète par les uns, audacieuse par les autres. Car à l'heure où le rock n'est plus que surenchères aux ersatz, il faut avoir un sacré courage pour préserver son mode d'expression et d'existence. Oh, l'audace et la conviction les plus résolues ne suffisent pas toujours à faire d'une vocation une oeuvre d'art. Mais si les muses ont daigné se pencher sur votre berceau et vous faire don du talent, quoi que vous fassiez vous serez crédible. C'est la grâce dont bénéficie Jackson BROWNE qui, au travers des plages de "RUNNING ON EMPTY", révèle une fois de plus qu'il est bien autre chose qu'un rimailleur de salon. Ou qu'un curé. Mais "RUNNING ON EMPTY" n'est pas un autre disque de Jackson BROWNE. Du moins pas tout à fait. En effet, ses 2 faces sont le témoignage d'une tournée effectuée en août et septembre derniers . Rien de très spectaculaire dans tout cela ? Et pourtant... La face 1 s'ouvre sur "Running On Empty" : une foule manifeste discrètement son impatience, le "1-2-3-4" de rigueur indiqué sur le bord de la caisse claire, et la machine est lancée. La section de James TAYLOR, presque au complet, imprime les 1ères mesures d'un rock'n'roll pesant, un peu blues, un peu country, comme BROWNE les compose : batterie subtilement monolithique, basse boutoir et slide tranchante. Le décor est familier, les couleurs peut être un peu plus tourmentées qu'à l'habitude. C'est parti un peu vite (la tension nerveuse d'un début de concert ?). Plutôt que de calmer les choses, Jackson s'époumone, oublie d'articuler et trahit par la colère des mots qui n'étaient qu'amertume "You know I don't even know what I'm hoping to find/Running into the sun but I'm running blind..." Voila le genre de propos qu'il balance à son public, qui l'applaudit et le plébiscite. Jackson BROWNE ne sait que douter, et se demande si toutes ces années de tournées sont bien nécessaires. Phantasme de la star, ou manque de confiance  ? le second titre, enregistré dans une chambre d'hôtel et sur une scène du New Jersey, laisse plus cruellement en suspens notre interrogation. Cela s'appelle "Road" et l'on devine que chaque chanson tournera autour des thèmes propres à une tournée : la route et la fatigue, les concerts et l'angoisse, les groupies et tous les éléments matériels ou humains sans lesquels un concert n'aurait pas lieu. C'est pourquoi "The Road" fut enregistré dans une chambre, le lieu de la descente, là où l'on ne dort pas parce que la fatigue tortille les nerfs. Après la fièvre de "Running On Empty", le dépouillement instrumental de "The Road" exprime parfaitement la déprime qui s'empare des musiciens après le show. Le violon plaintif du merveilleux David LINDLEY et la guitare mélancolique de Jackson BROWNE décuplent l'intensité tragique de cette composition de Danny O'KEEFE, un orfèvre trop méconnu. Le 3ème couplet, enregistré live, est encore infâmant pour les spectateurs présents : "C'est pas pour le fric/Et ça ne dure qu'un moment... Ce n'est qu'une autre ville le long de la route." Paradoxalement, ce sont ces mots-là que l'on aime chez Jackson BROWNE. "Rosie" raconte l'amour d'un mec du staff pour une petite groupie qui n'a d'yeux que pour la star, là-bas sur la scène. "Elle paraissait ne pas savoir où aller/Alors je lui donnai mon pass/Elle a pu entrer et voir le show." Co-signé par Jackson et l'un des organisateurs de la tournée, "Rosie" fut enregistré à l'endroit même où ce bon manager a vécu son petit drame : le backstage. Du disque vérité, en quelque sorte. Unique. Et nous ne sommes pas au bout de nos ravissements. "You Love The Thunder" est l'unique composition, qui se démarque du concept général de l'album, mais aussi la plus traditionnellement révélatrice du style BROWNE. Du country rock vigoureux qui permet d'apprécier l'énorme compétence des musiciens de la section, qu'on aurait tort de juger un peu hâtivement comme d'honnêtes session men. La scène ne les effraie pas, pas une seconde. Ils ne mollissent sur le feeling. Et lorsque la sobriété est de rigueur à l'occasion du douloureux "Cocaïne" - on connaît les problèmes de Jackson BROWNE à ce sujet - ils font preuve d'une grande retenue et témoignent d'un profond respect à l'égard de l'émotion qu'impose le thème du morceau. A nouveau la prise de son fut effectuée dans une chambre de motel et l'atmosphère qui en est restituée fait de "Cocaïne" l'une des plages les plus poignantes jamais gravées sur la cire. Un blues à faire pâlir les plus noirs. Une composition du guitariste Danny KORTCHMAR ouvre la seconde face "Shaky Town" est une ode aux truckers, ces gros bras qui trimbalent de ville en ville tout ce petit monde somnolent. Un titre lent au tempo légèrement funky, réminiscent de LITTLE FEAT. Dont l'ex-leader Lowell GEORGE  a cosigné le morceau suivant avec Jackson BROWNE et Valerie CARTER. Une chanson douce-amère interprétée en public par une section très relaxe cumulant les clins d'oeil destinés au FEAT(le chorus de synthé). Petite bouffée de tendresse pour ce "Love Needs A Heart". Pour "Nothing But Time", Jackson BROWNE a de nouveau sollicité la participation de son entourage en la personne du tour manager Howard BURKE, en compagnie duquel il a composé un trépidant blues acoustique empreint d'une bonne humeur narquoise. Exutoire parfait pour oublier la morosité du voyage. Tout le monde y met du sien pour faire lever la pâte. Un défoulement, plus qu'une détente, qui offre une splendide partie de guitare de Danny KORTCHMAR. Et puis, à 2 reprises, le chauffeur fait rugir son moteur pour notre plus grand plaisir... L'album se clôt sur "Load-Out", hommage sincère et poignant rendu au spectateur. Et l'on retrouve dans cette chanson tout ce qui caractérise le talent littéraire de Jackson BROWNE : un style poétique humble mais vigoureux, avare de métaphores mais puissamment évocateur. La musique est de la même veine, simple et intense. Toute l'oeuvre de Jackson BROWNE précédant ce "RUNNING ON EMPTY" ne fait plus figure que d'ancien testament. N'en déplaise aux conformistes ! (Rock & Folk 78- Claude PUPIN)

*****

L'album alterne avec une énorme facilité morceaux rock pêchus "Running On Empty", "You Love The Thunder", "Stay" et ballades rêveuses remplies de désillusions "Rosie", "The Road", "Love Needs A Heart". Le fil conducteur de cette oeuvre réside dans les paroles, très soignées et tournant autour d'un thème commun. En effet, elles traitent toutes de sujets se rapportant de près ou de loin aux tournées (drogue, groupies, roadies, public, voyage...). Parmi les meilleures on pourra citer "Rosie" et cette histoire d'un roadie qui offre à une jeune fille une place pour un concert et qui en fin de compte sortira avec le batteur du groupe... Jackson BROWNE sait s'y prendre pour rendre cette histoire touchante, et surtout se mettre du point de vue peu commun du roadie. Le poète au visage d'ange ira même jusqu'à rendre un mémorable hommage à tous ses techniciens dans ce qui reste à ce jour une des plus belles pages de la Musique "The Load Out". Musicalement, c'est encore meilleur. Jackson BROWNE met son piano en avant et arrive dans son chant à transmettre toutes les émotions contenues dans son texte, simple mais bourré d'abnégation. Mieux, "The Load Out" se fond à la perfection dans un reprise jouissive et festive de "Stay" (originale de Maurice WILLIAMS And The ZODIACS) qui achève une galette de la plus belle des façons imaginables. Pas grand chose à redire sur ce disque qui prend un malin plaisir à côtoyer la perfection. On pourra simplement trouver à redire sur certaines chansons situés en milieu de rondelle comme "Cocaine" ou "Love Needs A Heart" qui n'ont pas très bien vieillies à cause de lignes de chant un peu traînantes. Mais n'oublions pas que ce disque date de 1977 et bien qu'il ne fasse pas son âge, certaines parties de slide guitare (toutes superbes par ailleurs) nous font comprendre qu'il n'est pas sorti dans les années 2000... Mais le début de ce "RUNNING ON EMPTY" ainsi que son final sont absolument irrésistibles et présentent les ingrédients de ce que la musique américaine a fait de mieux dans les années 70. Indispensable. (Metal immortel)

Leland Sklar - Craig Doerge - Jackson Browne - Danny Kortchmar - David Lindley




L Y R I C S

RUNNING ON EMPTY
(by Jackson Browne)

Looking out at the road rushing under my wheels
Looking back at the years gone by like so many summer fields
In sixty-five I was seventeen and running up one-o-one
I don't know where I'm running now, I'm just running on

Running on - running on empty
Running on - running blind
Running on - running into the sun
But I'm running behind

Gotta do what you can just to keep your love alive
Trying not to confuse it with what you do to survive
In sixty-nine I was twenty-one and I called the road my own
I don't know when that road turned onto the road I'm on

Running on - running on empty
Running on - running blind
Running on - running into the sun
But I'm running behind

Everyone I know, everywhere I go
People need some reason to believe
I don't know about anyone but me
If it takes all night, that'll be all right
If I can get you to smile before I leave

Looking out at the road rushing under my wheels
I don't know how to tell you all just how crazy this life feels
I look around for the friends that I used to turn to to pull me through
Looking into their eyes I see them running too

Running on - running on empty
Running on - running blind
Running on - running into the sun
But I'm running behind

Honey you really tempt me
You know the way you look so kind
I'd love to stick around but I'm running behind
You know I don't even know what I'm hoping to find
Running into the sun but I'm running behind

(c) 1977 SWALLOW TURN MUSIC

La fuite insensée

Je regarde la route se précipiter sous mes roues
Je me retourne sur ces années passées, oubliées comme tous ces champs en été
En 65 j'avais 17 ans et je courrais sur la 101
J'ignore vers quelle destination je cours maintenant, mais je continue de courir

Je cours - dans une fuite insensée
Je cours - aveuglément
Je cours - après le soleil
Mais je traîne toujours en arrière

Tu dois faire ce que tu peux pour garder cet amour en vie
Et essayer de ne pas le mêler à ta lutte pour ta survie
En 69 j'avais 21 ans et je disais que la route m'appartenait
J'ignore depuis quand elle n'est que celle que j'emprunte dans ma fuite

Je cours - dans une fuite insensée
Je cours - aveuglément
Je cours - après le soleil
Mais je traîne toujours en arrière

Chaque personne que je connais, partout où je vais
Les gens ont besoin d'une raison de croire
J'ignore ce qu'il en est pour tous ces gens, mais en ce qui me concerne
Si cela me demande la nuit entière, cela m'ira parfaitement
Si j'arrive à te faire sourire avant de partir

Je regarde la route se précipiter sous mes roues
Je ne trouve pas les mots pour te faire comprendre à quel point cette vie me semble folle
Je cherche autour de moi les amis vers qui je me tournais pour qu'ils m'aident à m'en sortir
Mais quand je regarde dans leurs yeux, je les vois fuir, eux aussi

Je cours - dans une fuite insensée
Je cours - aveuglément
Je cours - après le soleil
Mais je traîne toujours en arrière

Je suis tenté de rester près de toi



THE ROAD
(by Danny O'Keefe)

Highways and dancehalls
A good song takes you far
Your write about the moon
And you dream about the stars
Blues in old motel rooms
Girls in daddy's car
You sing about the nights
And you laugh about the scars
Coffee in the morning cocaine afternoons
You talk about the weather
And you grin about the rooms
Phone calls long distance
To tell how you've been
Forget about the losses, you exaggerate the wins
And when you stop to let 'em know
You've got it down
It's just another town along the road

The ladies come to see you
If your name still rings a bell
They give you damn near nothin'
And they'll say they knew you well
So you tell 'em you'll remember
But they know it's just a game
And along the way their faces
All begin to look the same
And when you stop to let 'em know
You got it down
It's just another town along the road

Well it isn't for the money
And it's only for a while
You stalk about the rooms
And you roll away the miles
Gamblers in the neon, clinging to guitars
You're right about the moon
But you're wrong about the stars
And when you stop to let 'em know
You got it down
It's just another town along the way

(c) 1971 WARNER-TAMERLANE PUBLISHING CORP. & ROAD CANYON MUSIC

La route

Sur les autoroutes et dans les salles de danse
Une bonne chanson t'emmènera loin
Tu écris à propos de la lune
Et tu rêves d'étoiles
De ton cafard dans les chambres d'hôtel
Des filles dans les voitures de leur père
Tu racontes ces nuits en les chantant
Et tu ris des cicatrices
Du café le matin, de la cocaïne l'après-midi
Tu parles du temps qu'il fait
Et tu souris de l'état des chambres
Lors des appels téléphoniques longue distance
Où tu racontes comment tu vas
Tu oublies ce que tu as perdu, et tu exagères l'ampleur des gains
Et quand tu auras terminé de les tenir au courant
Ton moral flanchera
Ce n'est qu'une autre ville, sur ta route

Les femmes viennent te voir
Si ton nom leur dit toujours quelque chose
Tu ne te souviens absolument pas d'elles
Et elles te disent qu'elles t'ont bien connu
Alors tu leur répondras que tu te souviens
Mais elles savent bien que ce n'est qu'un jeu
Et au fur et à mesure, leurs visages
Commencent à tous se ressembler
Et quand tu auras terminé de leur parler
Ton moral flanchera
Ce n'est qu'une autre ville, sur ta route

Tu ne fais pas ça pour l'argent
Et ça ne durera qu'un temps
Tu traques les chambres d'hôtel
Et tu ne comptes plus les miles que tu parcoures
Les joueurs s'agitent sous les néons, se raccrochant aux guitares
Tu as raison quand tu parles de la lune
Mais tu te trompes à propos des étoiles
Et quand tu auras terminé de leur raconter
Ton moral flanchera
Ce n'est qu'une autre ville, sur ta route






ROSIE
(by Jackson Browne & Donald Miller)

She was standing at the load-in
When the trucks rolled up
She was sniffing all around
Like a half grown female pup
She wasn't hard to talk to
Looked like she had nowhere to go
So I gave her my pass
So she could get in and see the show

Well I sat her down right next to me
And I got her a beer
While I mixed that sound on stage
So the band could hear
The more I watched her watch them play
The less I could think of to say
And when they walked off stage
The drummer swept that girl away

But Rosie you're all right -- you wear my ring
When you hold me tight -- Rosie that's my thing
When you turn out the light -- I've got to hand it to me
Looks like it's me and you again tonight Rosie

Well I guess I might have known from the start
She'd come for a star
Might have told my imagination not to run too far
Of all the times that I've been burned
By now you'd think I'd have learned
That it's who you look like
Not who you are

But Rosie you're all right -- you wear my ring
When you hold me tight -- Rosie that's my thing
When you turn out the light -- I've got to hand it to me
Looks like it's me and you again tonight Rosie

(c) 1977 SWALLOW TURN MUSIC




YOU LOVE THE THUNDER
(by Jackson Browne)

When you look over your shoulder
And you see the life that you've left behind
When you think it over do you ever wonder?
What it is that holds your life so close to mine

You love the thunder and you love the rain
What you see revealed within the anger is worth the pain
And before the lightning fades and you surrender
You've got a second to look at the dark side of the man

You love the thunder and you love the rain
You know your hunger like you know your name
And I know you wonder how you ever came
To be a woman in love with a man in search of the flame

Draw the shade and light the fire
For the night that holds you and calls your name
And just like your lover, knows your desire
And the crazy longing that time will never tame

You love the thunder and you love the rain
You know your hunger like you know your name
I got your number if it's still the same
You can dream
But you can never go back the way you came

(c) 1977 SWALLOW TURN MUSIC

Tu aimes le tonnerre

Quand tu regardes par dessus ton épaule
Tu aperçois la vie que tu as laissée derrière toi
Quand tu crois que tout est terminé, t'arrive-t-il de te demander
Ce qui retient ta vie si près de la mienne

Tu aimes le tonnerre et tu aimes la pluie
Dans la colère, ce que tu parviens à voir récompense la peine que tu endures
Et avant que l'éclair ne s'affaiblisse, avant que tu ne capitules
Tu as une seconde pour regarder la face obscure de l'homme que tu aimes

Tu aimes le tonnerre et tu aimes la pluie
Tu connais ta soif de comprendre aussi bien que tu connais ton nom
Et je sais que tu te demandes comment tu en es arrivée
A devenir une femme amoureuse d'un homme qui recherche la flamme

Dessine l'ombre et allume le feu
Pour vivre ces nuits qui t'emprisonnent et qui clament ton nom
Tout comme cet amant, qui connaît ton désir
Et cette folle envie que le temps n'étouffera jamais

Tu aimes le tonnerre et tu aimes la pluie
Tu connais ta soif de comprendre aussi bien que tu connais ton nom
J'ai ton numéro, s'il est resté le même
Tu peux rêver
Mais tu ne pourras pas repartir par le chemin que tu as suivi pour te rendre jusqu'ici




COCAINE
(by Rev. Gary Davis, additional lyrics by Jackson Browne & Glenn Frey)

You take Sally and I'll take Sue
Their ain't no difference between the two
Cocaine, running all 'round my brain

Headin' down Scott, turnin' up Main
Looking for that girl that sells cocaine
Cocaine, runnin' all 'round my brain

Late last night about a quarter past four
Ladanyi come knockin' down my hotel room door
Where's the cocaine--
It's runnin' all 'round my brain

I was talking to my doctor down at the hospital
He said, "Son, it says here you're twenty-seven,
But that's impossible
Cocaine-- you look like you could be forty-five"

Now I'm losing touch with reality and I'm almost out of blow
It's such a fine line-- I hate to see it go
Cocaine, runnin' all 'round my brain

(c) 1968 CHANDOS MUSIC





SHAKY TOWN
(by Daniel Kortchmar)

I've witnessed those one-night stands
Must have played in a thousand bands
But I'm just here tonight, tomorrow I'll be gone
Seen folks show their blacker sides
Seen them die just for foolish pride
And those drivers always ask to hear that same old song

That's a big ten-four
From your back door
Just put that hammer down
This young man feels
Those eighteen wheels
That keep turning 'round to take me down to Shaky Town

I've heard all those hard luck tales
From all of you U.S. males
I've heard you tell those lies about the love you've know
And I've followed those highway signs
And I've run down those thin white lines
Like those drivers this old road is all I call my own

That's a big ten-four
From your back door
Just put that hammer down
This young man feels
Those eighteen wheels
That keep turning 'round to take me down to Shaky Town

(c) 1978 KORTCHMAR MUSIC




LOVE NEEDS A HEART
(by Lowell George, Valerie Carter & Jackson Browne)

Maybe the hardest thing I've ever done
Was to walk away from you
Leaving behind the life that we'd begun
I split myself in two

Proud and alone, cold as a stone
Rolling down that hill into the night
I could see the surprise and the hurt in your eyes
From behind each flashing city light

Love needs a heart and I need to find
If loves needs a heart like mine

Love won't come near me, she don't even hear me
She walks past my vacancy sign
Love needs a heart, trusting and blind
I wish that heart was mine

Proud and alone, cold as a stone
I'm afraid to believe the things I feel
I can cry with the best I can laugh with the rest
But I'm never sure when it's real
And it may be the hardest thing I've ever done
But apart from all that I hope to find
Where's the heart that's been looking for mine?
I hope it finds me in time

Love needs a heart and I need to find
If love needs a heart like mine

(c) 1977 SWALLOW TURN MUSIC, NAKED SNAKE MUSIC & VANILLA GRITS MUSIC

L'amour a besoin d'un coeur

Il se peut que la chose la plus difficile que j'aie faite
Etait de m'éloigner de toi
Abandonnant derrière moi la vie que nous avions commencée
J'y ai laissé une partie de moi

Fier et seul, froid comme une pierre
Descendant cette colline dans la nuit
Je pouvais voir la surprise et la douleur dans tes yeux
Derrière chaque lueur flamboyante de la ville

L'amour a besoin d'un cœur et j'ai besoin de savoir
Si l'amour a besoin d'un cœur comme le mien

Mon amour ne viendra pas près de moi, elle ne m'entend même pas
Elle passe devant moi sans voir que je l'attend
L'amour a besoin d'un cœur, confiant et aveugle
J'aurais aimé que ce cœur soit le mien

Fier et seul, froid comme une pierre
J'ai peur de croire aux choses que je ressens
Je peux pleurer avec les meilleurs et rire avec les autres
Mais je ne suis jamais certain que tout cela est sincère
Et il se pourrait que ce soit la chose la plus difficile que je n'aie jamais faite
Mais à côté de tout cela, j'espère trouver
Où est le cœur qui recherche le mien
J'espère qu'il me trouvera à temps

L'amour a besoin d'un cœur et j'ai besoin de savoir
Si l'amour a besoin d'un cœur comme le mien




NOTHING BUT TIME
(by Jackson Browne & Howard Burke)

Rolling down 295 out of Portland, Maine
Still high from the people up there and feeling no pain
Gonna make it to New Jersey, gonna set it up and do it again

I got a bottle of wine (pass it over)
I got a broken white line (I'm still sober)
There ain't nothin but time between this Silver Eagle
And that New Jersey line

Well it's a rock and roll band or a movie you can take your pick
And it ain't bad work if you can get it
But you gotta make it stick
But getting any kind of sleep on this rolling motel--that's the trick

It's just a bottle of wine (pass it over)
It's just a broken white line (I'm still sober)
It's just a whole lot of time in the twilight zone
Between me and these friends of mine

(c) 1977 SWALLOW TURN MUSIC





THE LOAD-OUT
(by Jackson Browne & Bryan Garofalo)

Now the seats are all empty
Let the roadies take the stage
Pack it up and tear it down
They're the first to come and last to leave
Working for that minimum wage
They'll set it up in another town
Tonight the people were so fine
They waited there in line
And when they got up on their feet they made the show
And that was sweet--
But I can hear the sound
Of slamming doors and folding chairs
And that's a sound they'll never know

Now roll them cases out and lift them amps
Haul them trusses down and get 'em up them ramps
'Cause when it comes to moving me
You guys are the champs
But when that last guitar's been packed away
You know that I still want to play
So just make sure you got it all set to go
Before you come for my piano

But the band's on the bus
And they're waiting to go
We've got to drive all night and do a show in Chicago
or Detroit, I don't know
We do so many shows in a row
And these towns all look the same
We just pass the time in our hotel rooms
And wander 'round backstage
Till those lights come up and we hear that crowd
And we remember why we came

Now we got country and western on the bus
R and B, we got disco in eight tracks and cassettes in stereo
We've got rural scenes & magazines
We've got truckers on the CB
We've got Richard Pryor on the video
We got time to think of the ones we love
While the miles roll away
But the only time that seems too short
Is the time that we get to play

People you've got the power over what we do
You can sit there and wait
Or you can pull us through
Come along, sing the song
You know you can't go wrong
'Cause when that morning sun comes beating down
You're going to wake up in your town
But we'll be scheduled to appear
A thousand miles away from here

(c) 1977 SWALLOW TURN MUSIC & GIANNI MUSIC

Le grand chargement

Les sièges sont désertés
Laisse les roadies démonter la scène
Ils plient bagages, mettent tout à plat
Ils sont les premiers arrivés et les derniers partis
Travaillant pour le salaire minimum
Et ils la remonteront dans une autre ville

Ce soir le public était si bon
Ils attendaient là, en rang
Et quand ils se sont tous levés, ce sont eux qui ont fait le show
C'était si bon -
Mais je peux entendre le son
Des portes qui claquent et des sièges qui se replient
Et c'est un son qu'ils ne connaîtront jamais

Alors, ressors toutes ces boîtes et replace ces amplis
Redescends ces housses et remets-les sur scène
Car quand il s'agit de m'émouvoir
Vous êtes les champions pour ça
Et quand la dernière guitare a été rangée
Vous savez que j'ai toujours envie de jouer
Alors assure-toi que tu as tout préparé pour notre départ
Avant de venir emporter mon piano

Mais le groupe est dans le bus
Et ils attendent de partir
Nous devons conduire toute la nuit et jouer à Chicago
Ou à Detroit, je ne sais pas
Nous jouons tellement de shows en une tournée
Et toutes ces villes se ressemblent
Nous passons notre temps dans des chambres d'hôtel
Et à errer en coulisses
Jusqu'à ce que les lumières s'allument et que nous
entendions la foule
Alors, nous nous souvenons de la raison
qui nous a poussé à venir

On écoute de la country et de la musique du far west dans le bus
Du rythm & blues, de la disco sur des cassettes stéréo
On assiste à des scènes locales et on trouve des magazines
On entend les routiers parler dans leur CB
On regarde Richard Pryor en vidéo
On profite du temps pour penser à ceux qu'on aime
Alors que les miles défilent
Mais les seuls moments qui semblent trop courts
Sont les moments où nous pouvons jouer

Public, tu as le contrôle sur ce que nous faisons
Tu peux t'asseoir là et attendre
Ou nous pousser à nous déchaîner
Rejoins-nous, chante cette chanson
Tu sais que tu ne peux pas te tromper
Car quand le soleil matinal se lèvera
Tu t'éveilleras dans cette ville
Mais nous seront attendus
A mille miles de là

 



STAY
(by Maurice Williams)

People stay just a little bit longer
We want to play -- just a little bit longer
Now the promoter don't mind
And the union don't mind
If we take a little time
And we leave it all behind and sing
One more song--

(c) 1960 CHERIO CORPORATION

Restez

Que tout le monde reste, restez juste un tout petit instant encore
Nous voulons jouer - juste un peu plus longtemps
Le proprio n'a rien contre
Et le syndicats s'en moquent
Si l'on prend encore un petit moment
Nous oublierons tout le reste et nous chanterons
Encore une chanson -

(les traductions appartiennent à Rustycan chez Alice - Malgré plusieurs imprécisions, elles reflètent tout de même bien les chansons... et puis j'avais pas trop le temps de les faire moi-même - Alors un grand merci. Samuel)

 

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