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Traffic
Jam est assurément le terme le plus approprié pour cette
journée dans les embouteillages ou se mêlèrent
à la fois tension, impatience et surtout... excitation !
Le schéma de la journée était pourtant tout
tracé: tout avait été prévu dans les moindres détails. Manque
de pot, en raison d’une grève des transports, ce fut
plutôt la galère pour arriver à nos fins !
.
Nous avions obtenu depuis plus d'un mois l’accord d’Arnold pour
cet interview et Tee, notre amie américaine, m'avait fait parvenir un message
d’Amsterdam
me disant qu’elle
arriverait à la
gare du Nord au train de 14h, qu’elle avait rencontré notre
homme à Brighton et que tout était prévu pour
l’interview.
Je devais donc appeler l'appeler sur son portable pour savoir où celle-ci aurait lieu, à quelle heure, et surtout quel nom il nous fallait donner à l'accueil
!
Où? Le Royal Monceau. Quand? A partir de16 heures. Qui demander? Un certain Mister B…..W….
! Telles étaient les instructions !
Je ne remercierais jamais assez Eric pour la façon dont il
a su éviter tous les pièges de la circulation ce qui aurait équivalu à un véritable fiasco pour notre rendez-vous!
En fait, il devait d'abord aller chercher Tom et Brigitte qui arrivaient de Thionville à 11h30 à la Gare de l’Est puis les conduire dans le
12ème arrondissement et revenir à la Gare de Nord ou nous avions
tous les trois rendez-vous avec Sam pour accueillir Tee, notre ambassadrice.
J’arrivai tant bien que mal à la gare avec une heure à l’avance,
Eric me fit savoir qu’il était, lui aussi dans les parages et que
le temps de garer la voiture il serait là dans quelques instants.
Voie 12, le train d’Amsterdam avait 20 minutes de retard ce
qui - au vue de ce que nous allions endurer par la suite- était insignifiant !
Sam -tout comme Tom et Brigitte - étaient bloqués chez eux par la grève et devaient
nous rejoindre au Royal Monceau !
J’allais enfin
rencontrer celle avec qui nous avions, virtuellement, nous avions
tissé des
liens d’amitié très
intenses depuis quatre ans.
Après les présentations d’usage, Eric et moi
devions accompagner Tee à son hôtel proche du carrefour
Châteaudun distant de 800 m de la gare . Il nous fallu, enf ait environ
1 heure pour nous y rendre !!!
Après un coup de fil à l’hôtel des stars,
nous nous dirigeâmes avenue Hoche et après avoir passé encore
deux heures en voiture à écouter en boucle October
Road , nous sommes enfin arrivés !
Tom et Brigitte, définitivement bloqué, ne put malheureusement
pas se rendre au lieu du rendez-vous. Sam, quant à lui, réussit à nous rejoindre !
Le temps pour Tee de faire un peu de shopping (dont un poisson
de Paques en chocolat pour James et des pistaches pour Arnold!)
et d’immortaliser
en photo cette équipe de journalistes improvisés
que nous étions, nous étions fin prêts pour pénétrer dans ce lieu mythique
!
En attendant Arnold, Jimmy Johnson (le bassiste de JT) au caractère toujours très effacé, vint
nous saluer déclinant par timidité les quelques questions
que nous aurions pu lui poser.
Enfin descendant le grand escalier, Arnold nous
apparut quelque peu fatigué mais chaleureux au
possible, accompagné de l’adorable George Marinnelli, nouveau guitariste électrique de la tournée, qui se
joignit à nous
pour ce qui restera un grand souvenir.
L’interview
pouvait donc commencer !...
Serge
******

George, Serge, Eric, Arnold, Sam et Tee
Peux-tu
nous expliquer ce qui t’as amené à devenir
un chanteur professionnel ?
Je n’ai pas eu le choix! (rire) Ma mère était
chanteuse, mon père était chanteur, donc je suis
devenu chanteur aussi. C’est tout ce que je sais faire.
Tu
es à la fois un chanteur reconnu pour ton travail de
choriste derrière de grands artistes (JT, Phil Collins,Bonnie
Raitt,Luther Vandross, Lyle Lovett, Jackson Browne, Ry Cooder,
etc...) Mais tu as également – et ce, depuis plus de
dix ans – ta propre carrière solo. Quelle distinction
fais-tu entre ces deux aspects de ton travail ?
C’est complètement différent, vous savez… Mon
travail solo est personnel mais mon travail avec James Taylor et
Phil Collins est un boulot... Quand je travaille sur mes propres
projets, je fais ce que j’aime. Ce sont des choses qui viennent
de moi. C’est toujours du splendide boulot avec JT et Phil – mais
cela ne vient pas « de moi », cela vient « d’eux ».
Je ne fais qu’apporter mon soutien.
Et ça
fait longtemps que tu travailles avec James ?
Oui, mais pas au quotidien – on fait quelques semaines ici
et là, on fait une tournée… Mais il n’y
a jamais assez de temps pour ma carrière personnelle – J’aimerais
avoir plus de temps pour ça !

Tu
as dis un jour qu’avec Phil Collins, vos rapports étaient
presque exclusivement professionnels, que ce n’était
pas ce qu’on pouvait appeler une réelle amitié.
Est-ce différent avec JT ?
Bien sûr que oui, à cause de la longévité de
notre relation. Après 27 ans, je me sens plus proche de
James et nous avons plus de choses en commun.. Nous avons le même âge,
un expérience similaire – Je connais bien Phil aussi,
mais je me sens plus proche de James, juste un petit peu plus proche.
Que peux-tu dire
de la voix de JT, comparée à celles
des autres grandes chanteurs avec qui tu as travaillé?
La voix de James? Elle
est unique. Il est devenu une référence
américaine. Il est devenu une légende américaine
et en tant que chanteur je crois qu’il s’est bonifié avec
l’âge. Sa voix est très pure, très musicale,
très stylistique et elle est parfaitement maîtrisée.
Il sait comment utiliser sa voix.

Et
comment travailles-tu la tienne ? Y a-t-il des règles
ou des techniques que tu utilises pour entretenir ou parfaire ta
technique vocale ?
Je fais des vocalises
avant de chanter. Chaque jour que je chante, je fais des vocalises.
J’ai une cassette d’entraînement
avec laquelle je travaille. J’ai un professeur de chant… donc
je fais ça tous les jours.
Pour
que ta voix s’améliore
de plus en plus?
Non, simplement pour pouvoir chanter pour toujours.
 Et
avec l’âge,
ta voix change-t-elle ?
Pas forcément. Si tu ne t’entraînes pas… c’est
un muscle – c’est comme entraîner un muscle.
Et donc, si tu fais travailler le muscle, celui-ci reste en forme.
Il
paraît que tu pratiques du sport avec JT pendant les
tournées… Qu’en est-il de votre préparation
vocale ?
Avant nous nous entraînions ensemble – Je lui montrais
quelques exercices vocaux et il m’en montrait d’autres – Nous
avons partagé cela quelquefois. Mais je m’isole habituellement
dans une pièce et lui dans une autre.
Comme pour le sport, on s’entraîne parfois dans une
salle de gym lorsqu’on est en tournée.
Qu’est
ce qui te semble le plus difficile dans la technique vocale
?
La chose la plus difficile..?
J’en sais rien. Je ne trouve
rien de difficile!…. Non ! (rire) .. ce n’est qu’un
question de travail.
Comment
se passe le travail sur une nouvelle chanson ? les parties
vocales sont-elles écrites à l’avance
?
Eh bien, ça dépend… Parfois, je travaille
avec des gens qui ont des partitions - la musique déjà écrite.
Avec d’autres, on travaille ensemble sur les accords – on
crée la musique en commun. Ça varie, c’est
une question difficile... Avec James, on travaille sur les parties
vocales en même temps que sur la musique. On travaille dessus
ensemble. Il se peut que j’arrive avec une idée..
Il dit « j’aime ça !..Ça fonctionne bien
!!.. » - On partage...
 JT
fait depuis longtemps appel aux quatre mêmes choristes
: Kate, Valérie, David et toi. Comment se passe la répartition
des voix ?
Il y a deux chanteurs
par partie. Les filles sur une partie, les garçons sur l’autre. Chaque partie peut avoir son
propre ton ou ses propres vocaux mais généralement,
il n’y a pas de différence de chant dans une partie.
Comment
est née l’idée de ton magnifique solo
dans «Shower The People»?
Je n’en ai aucune idée. C’est quelque chose
que Don Grolnick et moi avons crée il y a des années.
Je m’en souviens… mais je ne me rappelle pas du comment
et du pourquoi ! (rire).
Il
y a énormément de monde qui aiment à t’entendre
interpréter ce solo…!
J’aimerais parfois ne pas avoir à le
faire! (rire)

Le
travail sur scène et en studio est-il très différent
?
Oui. Mais, je n’ai aucune préférence – j’aime
vraiment les deux.
Que
penses-tu des logiciels musicaux comme Cubase qui permettent
d’ajuster
et de corriger les parties des chansons ?
Je crois que c’est une bonne chose. C’est nécessaire
parfois. Pour l’enregistrement de la musique, c’est
absolument nécessaire.
Tu
as participé, en 1985, au concert de JT pendant le 1er
festival « Rock’In Rio ». James s’en souvient
comme d’une véritable renaissance pour lui. Comment
l’as-tu toi- même vécu?
C’était sympa. Rosemary Butler et Al Jarreau était
sur cette tournée à Rio et George Benson également.
Je me rappelle avoir pris l’avion avec lui – c’était
vraiment chouette. Je me rappelle aussi être resté coincé dans
un parking toute une nuit, essayant de rentrer à mon hôtel – c’était
affreux. 300.000 personnes… affreux !
Certaines
chansons de James que tu apprécies particulièrement
comme « Don’t Be Sad », « Slow Burning
Love », « Jump Up from your life », « First
of May » sont rarement reprises en concert. Comment s’établit
la setlist ?
La setlist comporte
les chansons que James croit que ses fans veulent entendre et
quelques unes qu’il n’a pas joué depuis
longtemps. Souvent il essaie de jouer ces chansons mais il ne les
conserve pas – c’est son choix. C’est totalement
son choix. Il pense que tout le monde veut entendre «Carolina In My Mind »”, «You’ve
got a friend», «Fire and rain»... On a beau lui
dire : « C’est splendide, James, mais le public veut aussi
entendre les autres chansons…»....
Vous savez, la maison de disque, le management et ... tous les
autres... Chacun a son avis.... Tout le monde dit : «Non,
il faut faire ceci ....ou il faut faire cela…..» mais
James finit par revenir à la
même setlist !

Quels
sont tes rapports avec la France et as tu déjà collaboré avec
des artistes francophones? Non. Je n’ai jamais collaboré avec
un artiste francophone. Pas officiellement.
Y
a t-il des artistes Francophones que tu aimes particulièrement
et avec lesquels tu souhaiterais travailler ?
Je n’en connais aucun ! Je n’ai jamais vraiment eu
l’opportunité de travailler avec des musiciens français.
C’est juste que je n’ai jamais malheureusement pas
beaucoup passé de temps ici.
En
France, tu es surtout connu par des initiés, envisages-tu
un jour une tournée européenne personnelle ?
Je l’espère. J’aurais besoin d’un public.
J’aurais besoin d’avoir des disques dans les bacs et
des chansons qui passent à la radio. Sans ces deux choses
là, les gens ne viennent pas aux concerts.
Notre
site Web est consacré à James Taylor mais
nous essayons aussi de faire mieux connaître les artistes
de même sensibilité. Que penses-tu des apports d’Internet
et spécialement des nouvelles possibilités de partage
de musique qu’il amène ?
Oui, c’est génial pour mieux faire connaître
aux gens des personnes comme moi ou George Marinelli, vous savez..
ou Michael Landau… sans avoir besoin d’acheter mes
disques, vous pouvez lire en ligne les noms des collaborateurs...
Donc, oui, l’Internet est fabuleux !
Que
penses-tu de la polémique qui existe par rapport à l’achat
de la musique sur l’Internet…?
Je pense que ce n’est pas une bonne chose. Je pense que
c’est mal. Je pense qu’il n’est pas bien d’acheter
de la musique sur Internet et ne pas donner d’argent à l’artiste.
C’est un vrai problème à mon avis…

Quels
sont tes projets après cette tournée européenne
de James Taylor ?
Elle est presque terminée. Il ne nous reste que deux concerts.
Après la tournée ? Rentrer chez moi! Dormir ! (rire)
J’ai un disque que j’ai enregistré en 1990 (chez
Virgin Records) que je vais sortir confidentiellement. Je veux
l’appeler “Arnold circa.1990”.
Sa date officielle de sortie ?
Je n’en sais rien – je
prends mon temps... Je ne vendrais aucun de mes disques pendant
notre tournée d’été (ndt
:une cinquantaine de dates aux States du 23 juin au10 Octobre).
Mais je pense le vendre par le biais de mon distributeur et sur
mon site web. ( http://www.arnoldmcculler.com )
Avec
tout ce que tu as pu faire, est-ce qu'il peut y avoir
quand même certains regrets dans
ta carriere ?
Non.... Non , absolument
aucun regret Merci énormément Arnold de nous avoir consacré un
peu de ton temps.
Merci my friends and I hope to receive French lessons soon so
I may speak for a longer time with you.

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