JT chante "America The Beautiful" le 24/10/04
Q: Cela fait maintenant deux fois que vous jouez avant un match des Red Sox. Comment êtes-vous entré en relation avec les Sox?
Taylor: Ma femme Kim est en relation avec les Sox. Quand elle était petite, elle était fan des Yankee. Puis, elle est allé travailler pour le Boston Symphony Orchestra ( le Boston Pops)avec Seiji Ozawa. Il était le chef d’orchestre et les Red Sox étaient sa principale priorité. Ce fut le cas jusqu’à son départ pour l’Opéra de Vienne. Mais c’était un fan acharné et certifié des Sox et Kim a travaillé avec lui pendant vingt ans. Après cette période de temps, elle était accroc. Et donc, lorsqu' elle et moi nous sommes mis ensemble, j’ai été entraîné dans le mortier. Ayant grandi en Caroline du nord, il n’existait pas là-bas d'engouement pareil pour le base-ball. Je n’étais pas vraiment fan jusqu’à ce que je déménage dans le Massachusetts. C’est vraiment depuis que j’ai rencontré Kim et que j’ai été exposé à son degré de fanatisme, - cette pauvre droguée malade des Sox – que je m’y suis intéressé.
Q: Etes-vous un grand fan de sports?
Taylor: Je suis les Patriots et pense que ce que Bob Kraft et son organisation ont fait est vraiment incroyable. En dehors des Red Sox et des Patriots, je me suis surtout intéressé à des sports individuels. De manière générale, les sports que j’ai pratiqué étaient des sports individuels. Je fais du vélo, du canoë-kayak, de la randonnée, et du ski de fond. C’est venu du fait qu’il m'a fallu compenser des problèmes d’abus de substances. C’était une manière pour moi de trouver une manière de me sentir mieux physiquement. Pendant près de 15 ans, j’ai été un vrai fanatique de l'exercice physique. Je pense que la saison que j’attends avec le plus d’iimpatience est celle du skate et de ski. Je me déplace en roller où que j’aille. Mon truc c’est le skate sur longue distance. J’ai l’habitude de faire du skate pendant une ou deux heures. J’avais une paire de mauvais amortisseurs mais c’est le genre de chose qui peut être bonne pour vos jointures à moins que vous entriez en collision avec une voiture.
Q: The Red Sox ont vécu beaucoup de jours troubles et sombres. Etre fan des Sox fan, est-ce que cela aide votre écriture?
Taylor: C’est une bonne question. L’écriture de chansons est une chose très mystérieuse et j’ignore ce qui est en train de mijoter.Il y a deux jours un texte est apparu qui parle en gros de cet aspect de l'attente par des générations et de ce que cela a pu être pour les fans de Boston d’attendre aussi longtemps.
Q: En tant que fan des Red Sox, qu’est-ce que cela fait de chanter avant le Game Two des World Series 2004?
Taylor: Tout d’abord, Fenway est en quelque sorte un endroit qui a une résonance profonde dans le contexte de la culture Americaine. Et donc, en tant qu’originaire de la Nouvelle-Angleterre, cela vous touche d’être à Fenway. Vous avez ce genre de sentiment qui résonne, le fait que vous êtes au centre ou proche du battement de coeur de ce qui est essentiellement américain et que vous pouvez trouver difficilement ailleurs. Et Fenway Park, par chance ou intentionnellement, nous avons réussi à conserver le parc comme il est.

JT avec Johnny Damon: l'harmonie parfaite
Q: Vous êtes allé à l’entraînement cette année. Comment était-ce?

avec Kevin Millar durant l'entraînement de printemps
Taylor: Kim et moi sommes entrés en contact avec [le Vice-président executif des Red Sox] Charles Steinberg et un couple de joueurs. Lorsque j’ai joué l’hymne national la première fois, j’ai pu rencontrer Nomar Garciaparra et Bronson Arroyo, qui est un musicien et qui voulait dire bonjour. Tim Wakefield est également passer dire bonjour. Cette année, nous sommes descendus en Floride visiter des amis et nous avions un jour de libre. Kim est resté en contact par internet avec Charles Steinberg? celui-ci a dit: “Pourquoi ne passeriez-vous pas jeter un coup d’oeil?" Je n’étais jamais allé voir un entraînement de printemps auparavant. Je n’avais jamais vu cette phase de baseball, et il n’y avait pas la pression de la saison. L’idée qu’il y ait un endroit où aller pour relancer le processus, des personnes retrouvant leur jeu et se ré-engageant dans le processus entier qui eventuellement atteindra un niveau intense, c’était intéressant à voir.. C’était un côté du baseball que je n’avais encore jamais vu.
Q: Les fans des Red Sox ont dépassés ceux des Yankees cette entre saison. Cela a dû vous réjouir.
Taylor: Eh bien, vous savez, ça fait 87 ans qu’on attendait ça. Il fallait qu’on se réjouisse. Nous devons tirer le maximum de cela. Vous pouvez occasionnellement battre les Yankees mais statiquement c’est une équipe tellement excellente, une équipe tellement centrale, que d’une certaine manière, c’est comme se battre contre l’Empire Romain. En tant que fan des Red Sox fan, j’ai fait, en novembre dernier, un concert de soutien pour Joe Torre qui a une association contre la violence domestique appelée « Safe at Home ». J’ai eu la chance de jouer de la guitare avec Bernie Williams (star des Yankee). Lui et moi avons composé une chanson ensemble. C’est un grand guitariste, plutôt de de l’école jazz-Brésilienne. Il est vraiment sophistiqué, pas simplement un cogneur ou un rosseur. C’est un excellent musicien.
Q: J’imagine que les fans des Red Sox vous ont donné un pass pour jouer avec l’ennemi?
Taylor: Je sais, c’est difficilement défendable.
Q: Si j’avais à choisir un artiste vainqueur des grammy et lié au Massachusetts pour chanter l’hymne national,opterais-je pour vous, Steven Tyler ou Donna Summer?
Taylor: Oh, Donna Summer. Elle a chanté God Bless America avant le Game 2 de la World Series. C’est l’artiste que je choisirais. Elle possède un excellente voix..
Q: Vous partez en tournée dans peu de temps. Où celle-ci démarre-t-elle?
Taylor: Il y a un genre de période phase avant la tournée. Je joue au Festival de Nouvelle-Orléans et nous ferons quelques concerts aux environs de cette date avec un groupe réduit. La tournée d’été se déroule de mi-juin à fin septembre. La dernière tournée date de 2003. D’un côté, c’est une chose familière, mais il y a toujours une sorte d’anticipation.
Q: Quel est le plus grand événement auquel, en tant que célébrité, vous ayez participé?
Taylor: Certainement le match retour Jaguars-Patriots [au cours duquel Taylor a chanté] était passionnant. C’était à l'extérieur de Foxboro, le vieux stade, la terre était aussi dure que du fer. Je n'arrivais pas à croire que des joueurs allaient jouer dessus.
Q: Votre premier souvenir des Red Sox?
Taylor: Mon premier souvenir c’est, en 62, couché dans mon lit avec le transistor sous les couvertures à écouter un match de soirée en soirée
Q: Pour être honnête. Croyez-vous en la fameuse « Malédiction »?
Taylor: En fait, je ne crois pas en la malédiction, mais en la "croyance" de celle-ci. Il ne fait aucun doute que nous avons réussi à nous dépatouiller tant de fois des Yankees. Notre niveau de jeu est issu de notre concentration. Nous avons fait du bruit. Les fans également. Ils se sont vraiment mal comportés lorsque les Yankees étaient dans le parc. C’est simplement des generations de frustration et il s’agit d’essayer d’aller au delà.C’est un monde différent aujourd’hui. Même le fait d’avoir gagné est different. Je ne crois donc pas que quelque mécanisme gitan soit à l’œuvre, mais plutôt - et définitivement, à quelque paysage psychique, comme une montagne, qu’il nous faut dépasser. |