Sweet
Baby Jane, Mud Slim, A Man& A Dog. Qu'est-ce que ça
peut évoquer pour vous, de l'anglais? Mais encore, allez
je vous aide, une voix douce, une guitare acoustique et jamais
un mot plus haut que l'autre, une coloration parfois jazz, mais
toujours de superbes mélodies, des ballades, il est californien,
il habite Los Angeles et c'est le roi des Cools, je vous présente
James Taylor.
Bien qu'il ne se soit jamais mis en sommeil, James Taylor était
plutôt discret pour les Européens. L'homme n'a pas
changé, à l'exception d'un léger vieillissement
des tissus mais le regard est le même. Le son de sa voix,
alors qu'il ne chante même pas, on le reconnaît et
le tourbillon de toutes ses extraordinaires chansons défile
dans la tête.
Blah : Tu n'as pas changé, quel est ton secret ?
James Taylor : Oh ! Rien d'extraordinaire. Je crois qu'on ressemble
à ce que l'on est réellement à l'intérieur,
et puis après mes premiers succès, j'ai été
un peu effrayé, alors j'ai voulu me protéger de
tout ça. Je crois qu'il est important d'avoir des choses
fondamentales en soi, c'est le meilleur moyen de rester soi-même,
de garder sa véritable identité.
Blah : N'as-tu jamais eu peur de perdre ta voix, de ne jamais
plus pouvoir chanter ?
James Taylor : Je n'y pense pas souvent, pour ne pas dire jamais.
Parfois, en tournée, avec la fatigue qui s'accumule pendant
tous ces voyages en autocar à travers les U.S.A, je pourrais
tomber malade et devenir aphone, mais cela ne serait que temporaire.
Quant à perdre totalement ma voix, définitivement,
c'est une idée intéressante, ça changerait
radicalement ma vie et je devrais certainement trouver une solution.
En attendant qu'il
devienne muet, il faut écouter au moins une fois ce double
live, au son parfait, de James Taylor.
B. Filipetti
(les
fautes et les imprécisions sont d'origine)