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James Taylor - (Grand Rex - 9/4/1986)

 

D'abord l'angoisse, les ravages du temps : la silhouette voûtée d'un chanteur sec comme une trique, son crâne déplumé… A l'image de son public (les aînés), James Taylor a pris dix ans dans les gencives depuis sa dernière visite en France. Un bail ! Ensuite le lent décollage, interminable rodage acoustique en solo (" Sweet Baby James ", " Fire And Rain ") dont l'intérêt majeur est de nous rassurer sur l'état des cordes vocales du Bostonien. Enfin l'allure de croisière, dès que l'escorte (princière) du vieux héros débarque. Glissade country (Dan Dugmore, subtil à la steel guitar), blues poids moyen (appuyé des claviers de Bill Payne ex-Little Feat, mais cependant grosse pointure), samba légère (" Only A Dream In Rio ") ou rythm and blues (attisé par deux choriste pulpeux)… James Taylor, égal à sa légende, devait faire un tabac devant un Rex (sold out) soudain plongé dans un troublant flash-back.

(Rock & Folk)


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