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Il te faut te lever chaque matin avec le sourire au visage
Et montrer au monde tout l'amour contenu dans ton cœur
Les gens te traiteront alors beaucoup mieux
Tu vas alors découvrir, oui je te l ’assure
Que tu es aussi beau que ce que tu ressens à l’intérieur.
"Beautiful" par Carole King
Mes parents m’ont dit qu’ils avaient placé mon berceau juste à côté de la stéréo, stéréo que mon père écoutait non-stop. Il possédait un amplificateur Marantz de la valeur de 2000 dollars, moitié en bois et moitié en chrome. Cet ampli ressemblait à un meuble qui aurait été fabriqué-main par la descendance croisée d'un fabricant norvégien de violon et d'un ingénieur d’aéronautique japonais. Il semblait n’avoir qu’une unique fonction, mais importante. Une fonction qu'il effectuait à merveille.
L’été 1971, j'avais deux ans. Je sais exactement quelle musique écoutait mon père car chaque fois que je l'entends aujourd’hui, mon âme se gonfle de manière inexplicable et indéniable : The Carpenters, James Taylor, Crosby, Stills & Nash, Paul Simon, Carole King. Plus tard je découvrais ceux qu'il avait mis de côté – Neil Young et Joni Mitchell. Mon papa explique aujourd’hui cette mise au rencart: "Tu comprends, Neil Young était toujours trop geignard, et j'ai laissé tomber Joni Mitchell quand elle passée au Jazz." Mais la perte de mon père a été mon gain. J'ai eu moi-même plaisir à découvrir Neil et Joni, sentant tout le temps que je redécouvrais ces deux artistes, au sens primordial - et pourtant assez vague - du terme.
La musique avec laquelle j'ai grandi est-elle géniale ou est-ce le fait d’avoir grandi avec qui la rend géniale à mes yeux? Pour le dire d’une autre façon : si mon papa avait écouté Tom Jones ou Nancy Sinatra, aurais-je le même désir ardent de jeter un coup d'œil nostalgique sur leurs oeuvres aujourd’hui? Je ne crois pas. Pour la simple raison que la musique de Tom et Nancy craint, alors que celle avec laquelle j’ai grandi, elle, elle assure! OK, après avoir objectivement réglé cette question, retournons à la maison…
La Cité Des Anges.
Oh ! Mais Californie
Californie je rentre chez moi
Je vais voir les gens que j’apprécie
J'embrasserai même un cochon sur Sunset Boulevard
Californie je rentre chez moi.
"California" par Joni Mitchell
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Alors que je salissais mes couches-culottes à Lafayette, Louisiane, un groupe de « Singer-Songwriters » était en train de faire rage à Los Angeles, d’une façon qui ne s’est pas reproduite depuis.
Voici juste une liste d' albums enregistrés à L.A. entre 1970 et 1972 :
Sweet Baby James – James Taylor
One Man Dog – James Taylor
Ladies of the Canyon – Joni Mitchell
After the Gold Rush – Neil Young
Harvest – Neil Young
Deja Vu – Crosby, Stills, Nash, and Young
Linda Ronstadt – Linda Ronstadt
Eagles – The Eagles
Saturate Before Using – Jackson Browne
Et la liste n’en fini pas de s'allonger… Tous ces artistes se sont fréquentés et n’ont cessé de collaborer ensemble. Trois albums de cette liste se distinguent tout particulièrement , pour la raison qu'ils représentent une sorte de « trilogie »: Tapestry de Carole King, Blue de Joni Mitchell, et Mud Slide Slim and the Blue Horizon de James Taylor.
Ces trois albums partagent les mêmes musiciens ainsi qu’une tonalité autobiographique et une date de sortie similaires- le Printemps 1971.
Los Angeles (plus exactement Laurel Canyon) était « l’endroit où ça se passait ». Pourtant, Joni Mitchell est originaire du Canada, Carole King de Brooklyn et James Taylor de Boston. Chacun de ces trois artistes est un excellent auteur de chansons et un interprète intime. Les textes de Carole sont les plus faibles des trois, et ceux-ci sont pourtant excellents! Chacun de ces trois artistes chante à propos de l'amour, ce qui n’est pas une surprise. L'amour chez Carole King est mature et plein d'espoir, chez Joni Mitchell, il est jeune et triste et chez James Taylor il est éternel et romantique. La chose rare est que, vous pouvez entendre leur âme dans leur musique. Rares sont les singer-songwriters qui, aujourd’hui, savent écrire et chanter d'une manière aussi transparente. David Wilcox, peut-être. Qui d’autre ? Le dénommé Beck. Allons donc, il est à se tordre de rire. Qui d’autre ?
Pour l’album Tapestry, James a prêté à Carole son batteur (Russ Kunkel) ainsi que son guitariste électrique (Danny Korchmar). Joni a beau constituer un groupe à elle toute seule, elle a tout de même reçu une petite aide de James et de son batteur attitré. Suivez-moi bien, tandis que je fais encore quelques liens de plus : James joue de la guitare acoustique sur le "You’ve Got a Friend" de Carole. Joni chante sur la version de James du "You’ve Got a Friend" de Carole. Carole a écrit "You’ve Got a Friend" pour Tapestry, mais c'est la version de James sur Mud Slide Slim and the Blue Horizon qui est devenue populaire. La chanson "Carey" de Joni est censée avoir été écrite sur James. Carole joue du piano sur le morceau de James "Love Has Brought Me Around" ( écrite à propos de Joni) et Joni chante les chœurs dessus. Bien que Joni et Carole ne chantent pas sur l’album l’une de l’autre*, elles ont enregistré dans le même studio. Et c'est tout que je peux dire à ce sujet.
Tapestry – de Carole King
La neige est froide, la pluie est humide
Cela me refroidit l'âme jusqu à la moelle
Je ne serai pas heureuse tant que je ne t’aurais pas revu
Tant que je ne serai pas en sécurité à la maison
"Home Again" par Carole King
Carole King était une « faiseuse de chansons » renommée bien avant d’être connue en tant qu’interprète. Je vous garantis que vous connaissez au moins cinq de ses chansons : (You make me Feel Like a) A Natural Woman, popularisée par Aretha Franklin, Will You Still Love Me Tomorrow par les Shirelle, Pleasant Valley Sunday par les Monkees, You’ ve Got A Friend par James Taylor, One Fine Day (You’re Gonna Want me For Your Girl) par les Shiffon et le classique pour patinoire de Little Eva: The Locomotion.
C’est dingue, non ? La même femme qui a écrit "You just call out my name /And you know wherever I am / I’ll Just come running" a également écrit "I know you're gonna like it if you give it a chance now / Come on baby, do the locomotion." Sans compter les chansons que Carole a popularisé elle-même sur Tapestry – I Feel The Earth Move, So Far Away, et It’s Too Late (Baby, Now It’s Too Late).
La plupart des premières chansons de Carole étaient des collaborations. Elle écrivait les mélodies et quelqu'un d'autre se chargeait des paroles. Mais sur Tapestry, six des textes sont de Carole, et ce sont les plus autobiographiques du lot. N’ayant plus à travailler des mélodies sur commande et enfin libre d’écrire ses propres textes, les chansons sur Tapestry sont devenues plus complexes musicalement et lyriquement moins « bubblegum». Néanmoins, Carole King semble toujours incapable d'écrire un air qui ne soit pas entraînant. Les années de pop music sont difficiles à laisser derrière soi. (les incursions maladroites de Sting dans le jazz en sont la preuve.)
La production sur Tapestry est fraîche parce qu'elle est tellement légère et spontanée. Carole dirige toutes les chansons depuis son piano, et il n'y a aucun véritable arrangement instrumental. Tous les musiciens (bassiste, batteur, soliste occasionnel) sont si bons, qu’ils improvisent tout du long. Carole n'a pas une voix sensationnelle, mais celle-ci est plaisante – pleine d'empathie et de joie. Elle chante comme une femme finalement libre d’interpréter vocalement ses propres chansons. L'interprétation de Carole de A Natural Woman ressemble moins à une interprétation qu’à une célébration personnelle. C’est juste sa voix, son piano, et la guitare basse de son mari (Charlie Larkey). Tandis que Carole déverse son cœur, nous arrivons finalement à percevoir la femme cachée derrière le rideau de la chanson. Et puisque je ne suis pas très fan de la magie vocale soul d'Aretha, je préfère de beaucoup la version simple de Carole. OK, je fais plus que la préférer. Elle assure grave. J’aurai voulu être une femme, pour pouvoir balancer la chanson avec tout l'allant grivois qu'elle demande.
D'autres classiques de Tapestry comprennent I Feel The earth Move qui est aussi funky qu'un klaxon dans Brooklyn. So Far Away contient un parfum mélancolique de jazz qui est astucieusement « folkisé » par le jeu de guitare acoustique de James Taylor. It’s Too Late est en fait un amalgame savoureux de funk/jazz/lounge. S'il réapparaissait à nouveau sur la scène d’aujourd'hui, ce morceau serait glorifié comme le nec plus ultra des tubes produit par le mouvement rétro français actuel. Dans sa version originale, vous pouvez quelquefois l’entendre en tant que Muzzak dans la section « surgelés » de votre supermarché. Nous avons fait du chemin depuis, baby.
Au niveau des paroles, j'adore le morceau de Carole : Beautiful . Il décrit l'optimisme réaliste qui a fait de Tapestry un tel carton chez les opprimés. Et en conclusion, la ballade doo-woop, Will You Still Love Me Tomorrow a récemment inspiré une danse lente improvisée entre mon épouse et moi, dans notre cuisine, complétée par le placement de main des Chanteur modèles du style de ceux qu’on engage lors des mariages. Et donc, vous avez plutôt intérêt à l’aimer! Il n'y a pas de meilleur auteur de mélodies que Carole King, point final. Son seul vrai pair est Paul McCartney, ce qui n’est pas rien.
Blue de Joni Mitchell
Je veux être forte, je veux rire tout le temps
Je veux appartenir à la vie
Vivante, vivante, je veux me lever et danser un rock
Je veux filer mes bas dans quelque repère à juke-box
"All I Want" par Joni Mitchell
Joni Mitchell est la meilleure parolière du trio. Elle est également la meilleure chanteuse et une guitariste et pianiste impressionnante. Les chansons de Blue sont alternativement basées autour de la guitare et du piano. En conséquence de quoi, l'album est une ballade décousue au tempo-sage. Les chansons à la guitare sont enlevées et jazzy; les chansons au piano sont plaintives et moins rythmiques. Mais en termes de thèmes et d’humeurs, Blue est singulièrement consistent. Si on prend l’album chanson par chanson, ce n'est pas le meilleur album de Joni, mais pris dans son ensemble, ça se pourrait bien.
La plupart des chansons de Blue sont au sujet de l'amour hippie. "Nous n'avons besoin d'aucun morceau de papier de l'Hôtel de Ville/ pour nous maintenir attachés et fidèles. / Mon vieil homme/ éloigne mes blues solitaires."' L’amour hippie au stade amoureux: "Je veux te tricoter un chandail/ Je veux t'écrire une lettre d’amour/ Je veux te faire te sentir mieux/ Je veux te faire te sentir libre." L'amour hippie au stade de l’addiction : « Oh tu es dans mon sang comme le vin/ ton goût est si amer et si doux/Oh, je pourrais boire toute une caisse de toi, chéri/et je tiendrai encore sur mes pieds." Ll’amour hippie au moment de la séparation: "Richard s’est marié à une patineuse artistique/et lui a acheté un lave-vaisselle et un percolateur de café/et il boit la plupart des nuits à la maison aujourd’hui avec la T.V allumée." Mais l'amour hippie reste un amour humain, et j'ai déjà ressenti tout cela. Cet album ressemble beaucoup à un amour de lycée – il commence à vous intoxiquer de promesses, et il finit vraiment tristement.Pardonnez-moi. Rien qu’à écouter l'album, je me mets à pleurer.
Blue n’a pas la tristesse d’une mélancolie aigre-douce, du style : j’ai-comme-une-envie-de-pleurer. Sa tristesse est le produit de l'espoir éteint, du néant. Une Meg Ryan triste a même cité une des chansons de cet album dans une scène du film You Got a Mail : « "It's coming on Christmas/ They're cutting down trees/ They're putting up reindeer/ And singing songs of joy and peace/ Oh I wish I had a river/ I could skate away on."
Blue possède ses moments optimistes, mais ce ne sont pas ceux que prévalent. Alors, quelle est la valeur d'un album comme celui-ci ? Les moments joyeux sont vraiment merveilleux, et ils sonnent vrais tant qu'ils durent. Et les moments tristes sont honnêtes d'une manière qui vous fait savoir que vous n’êtes pas seul à les ressentir.
Tout dans Blue a pour but de connecter avec les autres. Les arrangements sont discrets et étouffés, accentuant l'humeur de l'album pour un minimum de distraction. La voix de Joni est puissante et frivole comme toujours, annonçant les styles vocaux futurs de jazz. Les airs sont beaux et peu communs, structurés comme des chansons folk mais avec des détours étonnants vers le jazz dans leurs mélodies. Finalement, cet album n'est pas une collection de tubes de pop music. Ce n'est même pas vraiment de la musique. Blue est un message de l’âme de Joni Mitchell destinée à la mienne, à travers les Etats, à travers le temps.
"Je me rappelle cette époque où tu me disais, je te cite,/ « l’amour touche les âmes. / Sûre que tu as touché la mienne/Car une partie de toi s’écoule de moi/dans ces lignes de temps en temps." B.B. King et Blind Lemon Jefferson m'échappent. Aucunes de ces prétendues musiques de Blues ne m’ont jamais rendus triste. Ces chansons là… Ce sont mes Blues à moi .
Mud Slide Slim and The Blue Horizon par James Taylor
Eh Monsieur, c’est moi qui suis sur le juke-box
Je suis celui qui chante cette chanson triste
Et je pleurerai chaque fois que tu glisseras un dîme de plus
Alors laisse le gamin chanter cette chanson triste une fois de plus.
"Hey Mister Thats Me Upon The Jukebox" par James Taylor
James Taylor a tant d’albums géniaux que celui-ci est souvent sous-estimé. Mud Slide Slim and the Blue Horizon n'est pas le meilleur album de J.T, mais il pourrait pratiquement être le meilleur album de n'importe quel autre artiste. De nos trois albums de 1971, Mud Slide Slim est le moins transparent, le moins focalisé thématiquement, et le plus produit. À la différence des albums de ballades ultérieurs de JT appréciés par les programmateurs radio (Gorilla, In The Pocket, JT), Mud Slide Slim est toujours très bluesy (Machin Gun Kelly, Hey Mister, That’s Me Upon The Juke-Box) et folk (Long Ago and Far Away,You Can Close Your Eyes). Sur Riding On A Railroad , James ose même un peu de Country Bluegrass, accompagné par un banjo. Et le morceau-titre est un morceau funk modéré avec Carole King imposant la rythmique au piano. Le jeu de batterie rock régulier de Russ Kunkel fournit heureusement une épine dorsale cohérente à ces styles autrement très éclectiques.
Mud Slide Slim fait tellement une partie de mon sang que je ne peux pas l’évaluer objectivement. Ces chansons doivent sûrement être exigées à l’écoute par toute âme vivante à l' Ouest du Congo. Les premières chansons de James Taylor représentent pour moi ce que j'imagine que "Tam O'Shanter" et "Comin 'Through the Rye" représentent pour les Irlandais.
À la différence de Carole et de Joni, James affronte une Persona malicieuse. C’est le baladin, le conteur d’histoires. Mais j'en suis venu à connaître et aimer sa personnalité. Je ne m'inquiète pas vraiment de savoir quel pourcentage de cette personnalité fait réellement partie de lui.
Il y a quelques joyaux bizarres sur Mud Slide Slim qui me manque dans les concerts actuels de JT – le courant de conscience que constitue l’intermède Soldiers et l'hymne de vagabond : Highway Song. Le You’ve Got a Friend de James, avec son rythme doux de calypso, est bien meilleur que la propre version de Carole. Long Ago and Far Away représente la berceuse éternelle de James à son meilleur niveau. La meilleure chanson de l'album, cependant, est la ballade enchanteresse, You Can Close Your Eyes. Je me rappelle l’avoir chanté à ma Caroline de huit-mois, au fin fond des montagnes de la Caroline du nord, au bord des rives supérieures de la crique de Slickrock, avec la lune qui montait derrière nous et les lucioles dansant sur l'eau :
Le soleil est sûrement en train de sombrer
Mais la lune se lève lentement
Ainsi ce vieux monde peut encore tourner en rond
Et je t'aime toujours
Fermer les yeux
Tu peux fermer les yeux, tout va bien
Je ne connais aucune chanson d'amour
Et je ne peux plus chanter le Blues
Mais je peux chanter cette chanson
Et tu peux la chanter toi aussi quand je serai parti
Elle n'aura pas lieu longtemps avant un autre jour
Nous allant avoir du bon temps
Et personne ne nous l’enlèvera
Tu peux rester aussi longtemps que tu voudras.
Alors Ferme les yeux…
Et me voici de nouveau en pleurs. Je suis rempli d’amour pour ma fille et mon épouse, et je suis reconnaissant pour cette vie que Dieu m'a donnée. Et je vous en dis probablement plus que ne vous désiriez en entendre. Mais je ne m'inquiète pas. J'aime la musique parce qu'elle nous met en contact avec des choses importantes et profondes, des choses que, parfois, nous refusons d’affronter, mais que nous sommes bien forcés d’affronter quand elles envahissent nos âmes à travers la musique.
Je suis reconnaissant à mon papa de m’avoir mis sur la bonne voie, là-bas dans notre maison à Lafayette, avec les tubes de l’amplificateur Marantz qui éclairaient la nuit de leurs lumières bleues; et ainsi je transmets la musique. Parfois la vie est triste, mais je vais bientôt rentrer à la maison pour y rester, et tout va bien aller. entre-temps, Los.Angeles, au cours du printemps 1971, ça n’est pas si mal.
Trad. Samuel Légitimus
(*ndt : Rectification : Joni apparaît bien sur Tapestry. Elle chante en compagnie de James sur la chanson de Carole « Will You Love Me Tomorrow ». Seulement leurs noms sont indiqués sur la pochette sous l’appellation étrange : The Mitchell/Taylor Boys-and-Girls Choirs)
Curt Cloninger a finalement terminé le CD sur lequel il travaillait depuis avril. Celui-ci ressemble plus a du Nick Drake et moins à Flying Saucer Attack, ce qui préférable pour tout le monde
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