LE RETOUR DU GRAND RUBEN BLADES

Ruben Blades est un révolutionnaire de la Salsa : au-delà de son inimitable voix, ses textes engagés à la fois profonds et simples tranchent avec les habituels «ven a gozar mulata...», tandis que sa manière d'instrumentaliser la salsa et de la faire évoluer en l'ouvrant à différentes influences musicales font de lui un compositeur sans précédent.
Biographie Par François Viguié
Ruben Blades est né le 16 juillet 1948 dans la ville de Panama, dans le modeste quartier de San Felipe, d'une mère cubaine et d'un père d'origine colombienne. Il a aussi des origines européennes : anglaises du côté de son père et espagnoles du côté de sa mère. Il grandit dans une famille de musiciens ; sa mère est pianiste et chanteuse mais aussi actrice de soap opéras et son père percussionniste en plus d'être détective. Ruben déclarera «c'est lorsque je suis sorti de mon quartier que j'ai réalisé que nous étions pauvres». Dès l'âge de 13 ans, il commence à chanter avec les enfants de son quartier, influencé par le rock 'n roll qui prospère alors sur les ondes radio de la petite république centraméricaine.
1964 marque un tournant dans la vie du jeune chanteur : jusque là pro-américain dans ses idéaux comme dans ses goûts musicaux, les événements sanglants du mois de janvier 1964 qui se solderont par 25 morts, seront le point de départ de son «réveil politique». Il s'agissait bien sûr de l'affaire du canal de Panama que les américains entendaient alors contrôler.
Après cet épisode qui estompe sérieusement son « rêve américain », Ruben Blades délaisse le rock n' roll pour les musiques caribéennes, comme beaucoup d'autres jeunes panaméens. Il chante alors dans différents groupes comme El Conjunto Latino de Papi Arozamena, Los Salvajes del Ritmo ou Bush y sus magnificos. Mais il est alors encore avant tout étudiant en droit et ses professeurs le poussent à délaisser la musique pour mieux se consacrer à ses études.
En 1968, l'Université de Panama doit fermer sous la pression d'une révolte étudiante. Ruben Blades en profite pour partir à New-York, où la salsa est en pleine ébullition. C'est un moment décisif dans sa carrière de musicien. Il y rencontre Pancho Crystal, le producteur de Cheo Feliciano et de Joe Cuba, qui lui propose d'enregistrer un disque avec l'orchestre de Pete Rodriguez. L'album From Panama to New York sort en 1970 sans laisser d'inoubliables traces derrière lui. De retour au Panama, Ruben termine ses études de droit dans un climat politique tendu. Ses parents sont contraints de s'exiler à Miami et il ne tardera pas à les rejoindre car il ne veut en aucun cas être un avocat au service de la dictature. Puis il comprend vite que c'est à New-York que tout se passe et non à Miami. Lorsqu' il arrive à New-York, il est introduit dans le milieu par le percussionniste Roberto Roena et obtient un travail au sein du célèbre label Fania Records, qui rassemble alors les plus grands artistes de la salsa new-yorkaise. Il n'y fait pour l'instant que distribuer le courrier ! En quête d'un chanteur pour son orchestre Ray Barreto le remarque et l' engage. De cette collaboration naît l'album...
En 1976, Ruben Blades entre comme chanteur dans l'orchestre du tromboniste et arrangeur Willie Colon. Il remplace Hector Lavoe. Un coup d'éclat car il n'est pas donné à tout le monde de chanter aussi bien que ce dernier. Ruben Blades y parvient parfaitement et de cette collaboration avec Willie Colon naît l'album Metiendo mano (1977) puis le mythique Siembra (1978), dans lequel se trouve l'incontournable « Pedro Navaja », chanson qui constitue le véritable Hit de Ruben Blades.

En 1980, Ruben Blades découvre le monde du cinéma. Il devient acteur dans un petit film américain : The Last Flight de Fred Williamson. Cette première expérience est l'amorce d'une carrière parallèle de l'artiste dans le septième art qui l'amènera par la suite à jouer aux côtés d'acteurs comme Jack Nicholson ou Whoopi Goldberg. Blades partage également avec le chanteur Marc Anthony le rôle-titre de « Capeman» une comédie musicale écrite par Paul Simon pour BROADWAY.
En 1982, après six années aux côtés de Willie Colon, Ruben Blades fonde son propre orchestre: Seis del Solar. Mais étant toujours sous contrat avec la Fania, il aura de sérieuses difficultés à revendiquer son indépendance artistique... Avec Seis del Solar, Ruben va pouvoir exprimer ses préoccupations politiques et sociales à travers ses propres textes et s'éloigner du son de la salsa traditionnelle en empruntant des influences au rock et en n'utilisant pas de section de cuivres. Les albums Buscando America et Escenas (1985), pour lequel il recevra un Grammy, auront un immense succès en Amérique Latine et aux Etats-Unis.

En 1987, il publie Agua de Luna, un album inspiré de nouvelles de Gabriel García Marquez, avant que Seis del Solar ne devienne Son del Solar en intégrant une section de cuivres sans pour autant revenir à la salsa traditionnelle.
Alors qu'une grande partie du répertoire de Blades est dans en langue espagnole, il enregistre en 1988 un album en anglais, Nothing But the Truth, avec des chansons de Lou Reed, d’Elvis Costello, et de Sting.
En 1994, Ruben Blades se présente aux élections présidentielles du Panama. Le succès de sa campagne au budget très modeste, basée sur la lutte contre les inégalités et la véritable démocratisation du pays lui laissent entrevoir la possibilité de devenir Président. Mais il n'arrive officiellement que troisième à l'issue du scrutin, résultat contesté par le chanteur lui même qui estime être arrivé deuxième tandis que ses détracteurs dénoncent une manipulation électorale dirigée depuis les Etats-Unis... Après cet épisode politique, il se consacre pleinement à la musique tout en s'éloignant un peu plus encore de la Salsa et se voit offrir 3 Grammy pour trois différents albums : La Rosa de los vientos (1996), Tiempos (1999) et Mundo en (2002).
Les années 1990 sont relativement chargées musicalement pour Blades. Il sort de nombreux albums, dont Ruben Blades y Son del Solar ... Live! (1990), Caminando (1991), Amor y Control (1994), La Rosa de los Vientos (1996), et Tiempos (1999).
En 2000, il est nommé ambassadeur aux Nation Unies et rencontre des étudiants pour dénoncer le racisme.
Dans la première décennie du 21ème siècle, Blades va calmer sae frénésie discographique en ne sortant que Mundo en 2002, The Live ! un DVD capté en concert en 2006, et De Panama a Nueva York en 2008.
Il remporte trois Grammy Awards de suite avec: Rosa de los Vientos (1996), avec des musiciens panamanéens, Tiempos (1999) avec l'ensemble Editus, dans lequel il a incorpore des éléments de musique classique contemporaine et de jazz, et Mundo (2002), également avec l'ensemble Editus et d'autres artistes, fusionnant instruments et rythmes irlandais, arabes et afro-cubains.
Son discours et son statut lui offrent l’ultime confort de pouvoir faire les choses à sa façon. Tel un artisan, il fait sa musique et avec son show à la maison, SRDB (Show De Ruben Blades) sur son site internet - déjà 28 épisodes à visionner gratuitement! - il cultive le lien direct avec son public.
En 2004, il soutient le candidat Martin Torrijos à la présidence du Panama qui sera élu. Ruben Blades accepte alors le poste de Ministre du Tourisme du Panama, fonction ui le tiendra éloigné des studios d'enregistrement jusqu'à juin 2009 et la sortie ce mois de décembre de...
Cantares del Subdesarrollo (décembre 2009)

Les musiciens sont:
Rubén Blades: Chant, chœurs, maracas, bongos, cloches, trez cubain, guitare acoustique à cordes d'acier et guitare 12 cordes
Walter Flores: Flûte, cajón péruvien, percussions,basse, synthés et percussions
Mark Quinones, Oscar Cruz Cruz Rey: Congas

Un méga-hit (« La Perla » en duo avec le groupe de raggaton Calle 13 (à visionner ici), un album (« Cantares Del Subdesarrollo ») , une tournée (« Todos Vuelven Giro ») … Le moins qu’on puisse dire est que la rentrée de Ruben Blades est particulièrement riche.
Jeune retraité (la petite soixantaine) du gouvernement du Panama, c’est une icône de la musique latine qui fonce tête baissée dans ses activités musicales.
Assez de la politique, Maître Ruben? Même pas, puisque avec Cantares del Subdesarrollo (qu'on peut traduire par "chants du sous-développement"), il reprend son bâton de pèlerin de chantre de la Salsa Consciente.
« Cantares Del Subdesarrollo », c’est un peu du L.A.Garage : un album réalisé dans son garage de Los Angeles, entièrement acoustique, qu’il dédie à ses prédécesseurs : les immenses Ismael Rivera, Tite Curet Alonso et Ray Barretto.
Il n'y a jamais eu un album de Ruben BLADES comparable vraiment à Cantares del Subdesarrollo (Chansons du sous-développement). Non pas à cause du fait que le répertoire ne soit même pas vaguement salsa – Blades a beau être le roi du genre, un maître de la narration salsa, il ne s'est jamais senti lié à celui-ci - mais parce que l’album est entièrement acoustique; parce que Blades joue presque de tous les instruments et qu'il chante chaque note dessus. Et parce que l'albm parle de, euh... Cuba!
Eh oui, le musicien le plus le plus énigmatique de la musiques latino-américaine, après avoir achevé son mandat de cinq ans en tant que Ministre du Tourisme du Panama, vient de sortir un album qu'il a concocté, il y a cinq ans, dans son garage. Un hommage à la terre natale de sa mère.
Il dédicace cet album au “courage du peuple cubain qui a survécu au blocus impérialiste et à la dictature marxiste sans perdre son essentiel unité, humour, amour, et espoir”.
Il évoque aussi la valeur de la vie dans les quartiers populaires : “honnêteté, courage et espoir, même face à la difficulté ou à la déception. Dans nos rues, nous vivons avec la vie et la mort une bière à la main.”

La simplicité du répertoire nous trompe sur la nature de ce qui pourrait représenter l'album le plus authentique et le plus politique de Blades. Cantares del Subdesarrollo reprend là où l'album "Maestra Vida" s'était arrêté, dans le sens où les personnages - la prostituée, le bègue, les gamins du quartier - tous de retour, sont des figures familières du paysage musical de Blades. Et il les traite avec un amusement affectueux, voire un léger humour.
Mais la magie, ici, opère grâce à la musique: un son éclatant, des guitares clinquantes, un tempo à la nonchalance tropicale, des claves a vous donner une arrêt du coeur et des paroles à vous déchirer l'âme, comme sur ""País Portátil": "Un pays portable à vendre... C'est un lieu sans mémoire". Certainement pas une chanson très gaie, mais bien que la majorité des morceaux sur l'album soit imprégnée d’une mélancolie lyrique et/ou musicale, la tonalité globale de l'album nous indique, en fait, la direction opposée.
Et voici le meilleur: Cantares del Subdesarrollo est probablement le disque le plus dansant depuis des lustres de Blades; le genre de danse qu’il est préférable de pratiquer joue contre joue, d'un pas trainant et l'oeil aguicheur.
Basé sur un article de Achy OBEJAS - traduction Samuel LEGITIMUS
Dans la foulée de son album, Ruben Blades vient d’entamer une tournée mondiale «Todos Vuelven » avec son groupe Seis Del Solar. Elle célèbre les vingt-cinq ans de l’album-étendard «Buscando America » (Ca ne vous dit rien? Révisez un peu vos classiques). On espère qu’elle atteindra l’Europe et la France.

Ecoutez des extraits de Cantares del Subdesarrollo sur Youtube:
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Paddy McAloon (Prefab Sprout) - interview
TELEGRAPH Publié le: 09 Septembre 2009
Traduction: Samuel Légitimus
Alors que Prefab Sprout sort son premier album en 8 ans, le fondateur du groupe culte, le très contemplatif Paddy McAloon parle de sa lutte avec l'élan créateur.

Raisonnable, réfléchie et conscient de son image: Paddy McAloon de Prefab Sprout

Prefab Sprout: Paddy McAloon avec Neil Conti (batteur), Martin McAloon (Bassiste) Wendy Smith (Chanteuse)
«Avez-vous jamais vu ces documentaires sur les gens qui les stockent des vieux journaux, du pain et des vélos?" Ricane Paddy McAloon. "Je suis un peu comme ça." Notre homme ne plaisante qu’à moitié. Avec de longs cheveux gris et une barbe longue blanche mal taillée, l’ex-leader de 52 ans du groupe de pop culte Prefab Sprout mène aujourd'hui une vie tranquille de reclus, une retraite intérieure dans sa ville natale de Durham, avec sa femme et ses trois filles (âgées de 11, 9 et 6 ans).
L'homme a dissout Sprout en 2001 (après 17 ans et 8 albums) et a sorti un seul album depuis, le CD de morceaux instrumentaux et de textes parlés «I Trawl The Megahertz" en 2003. Mais il s'avère que McAloon n'a jamais cessé de faire de la musique, il a juste cessé de laisser qui que ce soit d'autre l'entendre.
"J'ai cette immense compulsion de créer, contre laquelle je lutte" confesse l'artiste chaleureux et désabusé. "Mon désir d'écrire est beaucoup plus fort que le celui de transformer n'importe quel de mes textes en album. À un certain moment, cela a été au point qu’il me fallait trouver une sorte de stratégie judicieuse pour stocker les morceaux pour un long hiver. je me retrouve à présent avec une montagne de bric-à-brac et de musique. Je me sens comme le personnage d'une nouvelle d'Edgar Allan Poe, enseveli sous mes boîtes d'albums."
Prefab Sprout est sur le point de sortir son premier album en 8 ans, Let's Change The World With Music (sur Kitchenare, la semaine prochaine).
Seulement, il ne s'agit pas d'une reformation. Ni même d'un nouveau disue. C'est l'une des œuvres perdues de McAloon, enregistré en 1992, lorsque Prefab Sprout excitaient encore tous les platines de leur pop étincelante et émotionnelle vénérée aussi bien par les critiques que les amateurs de musique. Et nous avcons affaire à un album extraordinaire, un hymne pop riche, glorieux, mélodique, poétique, ironique et romantique au pouvoir de la musique.
Bien qu’enregistré en tant que démos au cours d'une année par un McAloon perfectionniste entièrement livré à lui-même, le disque possède tout ce qu'on peut souhaiter d'un album de Prefab Sprout: le mariage de l'esthétique de la composition arty et décalée avec le super poli de la musique pop et jazz.
Mais l'oeuvre dû être abandonné après une réunion des diecteurs artistiques du label, lorsque des doutes furent exprimés quant à savoir si le monde était prêt pour un album-concept qui comportait des références à Dieu.
Paddy McAloon fut encouragé à prendre des vacances et travailler sur autre chose mais, bien que Prefab Sprout ait depuis sorti deux autres albums studio, les graines de la retraite de McAloon avaient bien été semées. «Ce fut une époque stressante pour moi», admet-il. «Je ne pouvais m’empêcher de me sentir blessé. Mon ego me disait que j’avais confié mon meilleur matériel à des gens qui ne le comprenaient pas. "
Ce qui semble tout à fait ridicule avec la distance de deux décennies, c'est que l'album est, en fait, si élégant, intelligent et joliment distillée, qu’on se demande comment quiconque aurait pu douter de sa valeur. Il n'est même pas, comme l'artiste le souligne lui-même, particulièrement religieux.
«Il y a bien dedans la plus vague des métaphores sur la notion d'une divinité: si Dieu devait prendre la parole, alors la musique serait l'endroit où vous trouveriez cette voix. Je n'ai cloué à mon mât le drapeau d’aucune confession ou points de vue particuliers. J'ignore où je me situe en terme de croyance. Quelle que soit l'époque dans laquelle nous naissons, nous pensons que nous avons le modèle définitif sur la façon dont est gérée l'univers et notre place à l’intérieur. Au 19e siècle, on pensait qu'il s’agissait d’un univers mécanique. L'analogie est désormais à l’ordinateur. Je pense pour ma part que tout ça est absolument inexact. Bob Dylan croit en Dieu, et Richard Dawkins ne réussira jamais à remporter un argument contre Bob Dylan car vous avez besoin d'un poète pour discuter de ces choses. Alors disons juste que je suis du côté de Bob."
Il peut sembler surprenant que McAloon exprime une foi quelconque, après avoir subi ces dernière année de véritables "épreuves de Job".
Il lui a fallu en effet subir plusieurs opérations des yeux pour stopper une maladie dégénérative progressive de la rétine. A peine récupérait-il de son mal, qu'il éprouva ce qu'il décrit comme étant son «désastre auditif».
"Il y avait six mois de bruits dans ma tête, si puissants que j’avais l’impression que les autres personnes étaient capables de les entendre. Quand ces bruits on commencé à s’estomper, cela m’a laissé avec un endommagement auditif de l'oreille droite. Je suis donc devenu très réticent à l’idée d’aller dans tout endroit où on joue une musique assourdissante; je ne supporterais pas de me tenir debout devant une batterie, mais je peux encore électrifier quelques instruments et travailler à un niveau de volume très bas."
À travers ces tribulations, Paddy McAloon a continué à écrire et enregistrer. "Il y a quelque chose en moi qui désire faire une chose impossible.J'aime les chansons, mais je ne veux pas avoir à partir pour les ensuite les vendre." Il y a dans ses tiroirs un album-biographie consacré à Michael Jackson (qui va devoir désormais nécessiter une nouvelle fin), une comédie musicale intitulée« Zorro The Fox », une suite des spirituals connus sous le titre «The Atomic Hymnbook», une épopée de 30 chansons, «Earth The Story So Far» et un concept album sombre sur la vie moderne, «Zero Attention Span", toutes ses oeuvre faignant la maladie sur les étagères de son home studio Durham.
«Les thèmes de ces projets sont en train de vieillir au moment où nous parlons, et c'est un problème" admet McAloon, qui a dû couper une chanson sur la Princesse Diana (écrit alors qu'elle était encore en vie) sur Let's Change The World With Music. «J'ai écrit beaucoup de choses à partir des journaux et je les ai regardé jaunir dans leurs boîtes."
L'album sort aujourd'hui parce que l’ancien label de McAloon, Kitchenware, lui a demandé s'ils pouvaient le sortir, et McAloon, à la réécoute de l'album, fut ému par l'expérience. «J'ai mis tout mon coeur dedans, j’y mets tout ce que j'avais. Donc, je pense que ça l’exempte des artistes des années 80 qui effectuent un petit retour pour leur régime de retraite. J'ai toujours aimé ces chansons, et j'ai simplement eu la chance de rétablir un tort historique."

Parlez avec McAloon, c'st avoir affaire à l'une des personnes les plus raisonnables, les plus réfléchies et les plus consciente d’elle-même que vous pourriez rencontrer. «J'ai une bonne vie de famille, j’effectue le ramassage scolaire, j'ai des amis. Mais je suis reclus dans un tas de choses. Je ne m'inquiète pas vraiment pour ce brave nouveau monde. Vous parlez à un gars qui ne sait pas conduire. Je ne suis pas sur internet. Mais je ne pense pas que ce soit aussi fou que ça paraisse », dit-il, quant à son isolement artistique auto-imposé. «Si vous décidez de consacrer votre vie à quelque chose comme une activité artistique, vous le faites car vous pensez que cela vaut le coup de le faire. Ce n'est pas un acte de grandeur par rapport à moi-même, c’est plus que je n'arrive pas à me sortir de la tête certaines choses, comme me concentrer sur les petits aspects excitant, les morceau fleuris.Tenez, j’ai la sensation quand j’en parle, que cela vient d'un endroit sensible. Mais je sais de quoi ça me donne l’air. Mais, peut-être est-ce seulement la barbe."
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Voici la programmation 2009 définitive du superbe
FESTIVAL DES GRANGES (27, 28, 29 août 2009)
des amis Fanny et Pascal

Programmation et réservation en ligne ici
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01/05/09
ROADSINGER le nouvel album de YUSUF

critiques et vidéos ici
Sortie le 5 mai de Roadsinger (to warm you through the night) le second album pop de Yusuf (ex-Cat Stevens) volontairement plus acoustique que An Other Cup. "Des fans m'ont dit qu'ils souhaitaient m'entendre davantage à la guitare, ce disque est donc plus tourné vers le folk. En outre, à l'exception d'un titre, il a été enregistré live. J'ai écouté beaucoup d'artistes de la scène musicale de L.A. des années 70, comme Joni Mitchell, James Taylor, Carole King et cela m'a donné envie de revenir à ce style d'enregistrement plus intimiste." a-t-il confié.
Ses mélodies simples, ses arrangements dépouillés font de Roadsinger (to warm you through the night) le petit frère idéal de ses deux classiques du début des seventies Tea For The Tillerman et Teaser And The Firecat.

Voici la liste des titres qui y figureront:
CD
01. Welcome Home
02. Thinking 'About You
03. Everytime I Dream
04. The rain
05. World O' Darkness
06. To Be What You Must
07. This Glass World
08. Roadsinger
09. All Kinds of Roses
10. Dream On (Until…)
11. Shamsia
DVD
Vidéos: Boots And Sand -
Peace Train Blues - interview filmée de 30 minutes - Reportage sur la fabrication de la VW 1963 qui orne la pochette.
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BRETT DENNEN ENFIN A PARIS
et pour..... 13 euros seulement!
QUAND? Lundi 11 Mai 2009 à 19:30
Où? POINT EPHEMERE
190-206 quai de Valmy 75010 Paris cliquer ici pour le plan
notre page spéciale Brett Dennen
www.myspace.com/brettdennen
Vous qui avez toujours eu le regret de ne avoir vécu à la grande époque des grand singers-songwriters des seventies comme JT, Cat Stevens,Neil Young, Jacskon Browne, Paul Simon ou Bob Marley... Ne ratez surtout pas une chance de vivre le premier concert de Brett Dennen.... un futur géant!
Il y a à peine cinq ans, Brett Dennen (Downtown-Dualtone / USA) n’était encore qu’un animateur pour enfants qui jouait de la guitare et écrivait des chansons autour du feu de camp. C’est grâce à un premier album fait maison qu’il commence à jouer dans les bars de la côte ouest américaine. Il puise ses influences chez des artistes comme Paul Simon ou Joni Mitchell. Signé sur un label indépendant en 2006, il sort So Much More, deuxième album qui retiendra l’attention des critiques, programmateurs et artistes déjà établis. Le Rolling Stone Magazine le placera d’ailleurs dans les 10 artistes à surveiller en 2008. Avec son dernier album Hope For The Hopeless, son authenticité folk rock, sa volonté de donner du sens à sa musique et sa réputation de performer live, Brett Dennen est devenu une figure importante de la musique folk américaine.
“C'est une combinaison rare, lorsque un artiste se montre aussi bon chanteur que guitariste comme l'est Brett Dennen, mais c'est son engagement dans les mots qui fait vivre et respirer ses chansons. Sa musique possède un entrain et une dynamique tandis que ses paroles ont une vérité qui dément son âge.” – Michael Franti (leader de Spearhead)
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JACKSON BROWNE ce soir A L'OLYMPIA

vidéo Barricades of Heaven
Live Nude Cabaret
Jackson Browne est avec JT, Joni et Cat, un singer-songwriter phare des années 70.
Son dernier concert parisien date de 2003 à la Cigale et son CD de 2008, ‘Time The Conqueror’, ne dépare pas de son ancien style. Ses nouvelles chansons fonctionnent bien en concert parce que le groupe sur scène est exactement le même sur le disque: Kevin McCormick à la basse, Mauricio Lewak à la batterie, Mark Goldenberg à la guitare, Jeff Young au piano et deux choristes absolument incroyables, Chavonne Morris et Alethea Mills. En un mot "Waouh!".
cliquer ici pour les compte-rendus, photos et vidéos
Lisez l'article consacré à notre homme dans Télérama en Pdf (Page 1 et Page 2) |